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Livre XVII. Indes occidentales.
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CÔTES, CLIMAT DE SAINT-DOMINGUE .

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abîmes dont la profondeur dépasse 5000 mètres ne se rapprochent de lacôte que dans le voisinage du bras de terre sud-occidental, au nord-ouest,près du canal du Vent, et surtout le long du détroit qui sépare Saint-Domingue des bancs méridionaux du plateau baliamien.

Dans les mémos conditions de climat que les terres voisines, l’ile se dis-tingue surtout par les contrastes de plaine à montagne, de littoral à régionsde l’intérieur, de « capesterre » ou cote du vent à « basse terre » ou côte sousle vent. Plus océanique dans sa position que les deux grandes Antillesde l’ouest, Saint-Domingue reçoit le vent du nord-est avec plus de régularité;elle est aussi plus arrosée, sur le versant tourné vers F. e; mais à

l’abri des montagnes, notamment sur le plateau d’Azua, les pluies sontrares et le sol n’est guère humecté que par les abondantes rosées mati-nales. Le côté le plus exposé aux sécheresses est sous le vent des monta-gnes de Cibao, le long des rivages intérieurs du golfe de Port-au-Prince .Là ce sont des moussons, c’est-à-dire des vents renversés, qui, après avoircontourné les promontoires extrêmes, reviennent vers la terre et soufflenten brises humides, apportant les pluies’. L’histoire d’IIaïti raconte lesdésastres causés par les ouragans, qui se sont succédé à des intervallesplus éloignés que dans les Petites Antilles . De violents tremblements deterre ont aussi eu lieu à diverses époques : en 1564, Concepcion de laYega fut renversée; deux siècles plus tard, en 1751, une secousse détruisitAzua, eL la ville naissante de Port-au-Prince fut, en 1760, changée enun amas de débris; en 1842, la cité de Cap-IIaïtien subit le même sort.De petites trépidations du sol sont assez fréquentes. On dit que dans laplaine du Cul-de-Sac, qui se prolonge au sud-est de Port-au-Prince , onentend parfois, surtout au printemps et en automne, un mugissementsourd résonner dans le sol, accompagné par une légère trépidation. Cebruit, connu des noirs sous le nom de « gouffre », comme si un abîmes’ouvrait dans les profondeurs au-dessous de l’écorce frémissante, est unphénomène analogue aux retumbos que l’on entend quelquefois gronderdans les montagnes du Guatemala 1 .

Mieux arrosée et d’un relief beaucoup plus varié, Saint-Domingue estencore plus riche en espèces végétales que la merveilleuse Cuba , et, la pre-mière parmi les îles sœurs, elle reçut de l’Ancien Monde des plantes nou-

1 Conditions météorologiques d'Haïti :

Port-au-Prince : Températures extrêmes : ôG°,7 et 14°,0. Ecart : 21°,8.

» (4 aimées) Pluies : 1 ” ,55 en 152 jours.

Cap-Haïtien : (4 années) » 2“,Ü9

î Stuart, mémoire cité.