NOL'YELLE GEOGRAPHIE OIYERSELLE.
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Le Mule Saint-Nicolas, situé près de l’extrémité occidentale de la péninsuledu Nord , a déchu aussi depuis le siècle dernier. Premier point de la côtetouché par Christophe Colomb lors de la découverte d’KspanoIa, le Mole,ainsi nommé du long promontoire qui protège le port eu l'orme de jetée,devint en 1005 la principale citadelle, le « Cibrallar » du Saint-Domingue français : déjà endommagées par les bombardements et les incendies, lesforlilications ne sont plus, depuis le tremble-terre de 1X42, qu’un amasde ruines informes. Le port, quoique excellent, est à peine fréquenté : lesterres arides des environs n’ont point de denrées à exporter; mais commestation navale, commandant les détroits, le Môle serait inappréciable; aussila république des htats-lnis a-t-elle été soupçonnée souvent de vouloirs’en emparer. Lu 1704, lors du « grand dérangement », quatre centsAcadiens reçurent des terres dans le voisinage du Môle, mais sous ce climatsi différent du leur ils dépérirent, rapidement, et les survivants deman-dèrent à être transportés en Louisiane . Vers la même époque, 2400 Alle-mands, qui s’étaient adressés au gouvernement français pour émigrer àSaint-Domingue , débarquèrent aussi au Môle Saint-Nicolas. On leur dis-tribua des terrains sur un plateau de l’intérieur, où se fonda le villagede Bombardopolis ou Bombarde, ainsi nommé en l’honneur d’un financier.Deux années après leur arrivée, il ne restait que le tiers des malheureuximmigrants, et que le sixième après quatre ans ; cependant le pays est en-core peuplé de quelques-uns de leurs descendants croisés avec les noirs;d’autres, accompagnant les Acadiens, émigrèrent en Louisiane , dans ledelta mississippien, où un confluent de bayous porte encore leur nom,« lac des Allemands Au sud des hautes terrasses de Bombardopolis, desravins obstrués de cactus, les « Jardins du Diable », limitent le beaurocher coupé à pic, dit la « Plateforme » par les marins.
Le port des Gonaïves occupe un rentrant de la côte au fond du golfe oùviennent déboucher les deux rivières du même nom et l’Artibonite. La ville,grand amas de paillotes, est, grâce à sa position centrale entre les provincesdu Nord et de l’Ouest, un des lieux autotir desquels a gravité l’histoire del’ile : c’est là que Toussaint Louverlure lut embarqué pour la France et quefut proclamée l’indépendance d’Haïti . Le commerce de ce port est assezactif, et l'on a proposé récemment de l’accroître par la construction d’unchemin de fer se dirigeant au nord-est vers les campagnes du Gros-Morneet destiné plus tard à traverser la montagne pour redescendre au Cap-Haïtien ; les spéculateurs demandent seulement la concession des bois qui