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bordent la voie de cha([iie coté jusqu’à la distance de 10 kilomètres. Ausud-ouesl, un vallon des mornes Cahos est occupé par le bourg de Mar-chand, l'ancienne résidence de Dessalines , devenu empereur sous le nomde Jacques l' r .
Saint-Marc, située à la racine du promontoire qui ferme au sud legolfe des Gonaïves, commande l’issue commerciale de la grande vallée del’Artibonile, lapins riche d’Haïti , comprenant dans son bassin supérieurles magnifiques pâturages de Saint-Raphael, de Saint-Michel de l’Atalaye,d’Ilinche, puis, dans les campagnes de son cours moyen, les forêts d’acajoude bas Caobas et les cultures diverses de Mirebalais, enfin, dans ses plainesinférieures, les cafèteries et les jardins des Yerrettes et de Petite-Rivière.Le bourg situé près de la bouche de l’Artibonife est dit de la GrandeSaline, à cause des marais salants des environs, très productifs comme ceuxdes Gonaïves. Un coteau isolé sur la rive droite est la fameuse Crète àPierrot qu’avaient fortifiée des ingénieurs anglais et que les noirs défen-dirent si vaillamment pendant la guerre de l’indépendance.
Au sud-est du cap Saint-Marc quelques villages côtiers, Mont-Roui, LesVases, Arcahaye, riche en sources thermales, Roucassin, se succèdent jus-qu’à Port-au-Prince, la capitale d’Haïti . Celte ville, devenue chef-lieu grâceà son heureuse situation commerciale 1 , n’est pas une des cités les plusanciennes de la colonie : elle n’a été fondée qu’en 1740, sous le nom del’Hôpital, et l’on ne sait en l’honneur de quel « prince » elle porte son appel-lation usuelle. Les incendies ont été trop fréquents pour que la ville aitpu conserver ses monuments; elle se compose de maisons basses, en boisou’en'briques, ornées de galeries et de varandes, et disposées en îlots régu-liers entre des avenues plantées d’arbres. Port-au-Prince est assez abon-damment pourvue d’eau par des conduites qui suivent toutes les rues; desusines, peu nombreuses, s’élèvent dans les faubourgs et se rattachent auport par un petit.réseau de voies ferrées. Des forts, bâtis sur les mornesdes alentours, défendaient jadis la ville et la rade. Dans la banlieue, desvillages continuent Port-au-Prince le long des roules vers le bord de la mer,à Bizoton, et dans la plaine fertile du Cul-de-Sac; des villas s’égrènentsur les hauteurs. Un des bourgs avancés de la ville, au nord-est, est laCroix-des-Bouquets, souvent prise et reprise dans les insurrections. Turgeauet Pétionville, appelée autrefois la Coupe, sont les rendez-vous élégantsd’Haïti , les sanatoires où se réfugient les négociants et les diplomatespour échapper pendant la nuit à l’atmosphère insalubre de Port-au-Prince .