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well, en 1(355, durent battre en retraite pour se dédommager par la con-quête de la Jamaïque, et dans celui des Caves que Simon Bolivar , en 181(3,organisa l’expédition qui amena le renversement du régime espagnol dansl'Amérique du Sud .
L’ile à Vache, qui ferme à demi la baie des Caves, servit de lieu d’exilà plus de 450 nègres américains. Des milliers d’esclaves que la guerreavait libérés s’étant réfugiés en 18(35 autour de la forteresse Monroe, enVirginie, sous la protection des armes fédérales, le gouvernement deWashington voulut s’en débarrasser en les expédiant comme colons horsdu territoire de la République, en diverses parties des Antilles et de l'Amé-rique Centrale . 11 fut même décidé que 5000 de ces affranchis seraienttransportés dans l’ile à Vache ou « la Vache », que les Haïtiens avaientconcédée aux Américains comme champ d’expériences ; mais le premieressai fut désastreux : les épidémies, la faim, la nostalgie curent bientôtenlevé plus d’un tiers des immigrants, et l’on dut rapatrier les misé-rables restes de la colonie. Maintenant l’ile est parsemée de bananeraiesprospères dont on expédie les régimes aux Etats-Unis .
Jacmel , sur la partie de la côte qui commence à se recourber pour formerla péninsule de la Béate, ale grand avantage commercial d’être fort rappro-chée de la capitale d’Haïti , quoique par nier la distance de l’une à l’autreville dépasse 450 kilomètres. Jacmel deviendrait le havre extérieur de Port-au-Prince si un chemin de fer coupait la racine de la péninsule; elle estdéjà une escale où descendent les voyageurs pour s’éviter la longue circum-navigation de la presqu’île sud-occidentale. Au point de vue stratégique,Jacmel est aussi fort importante puisqu’elle couvre la capitale du côté dusud. A l’est de cette ville, vers la frontière dominicaine, se succèdent deuxpetits ports, les Cayes de Jacmel et Sale-Trou, dont le nom est souvent écritSaltrou, par politesse pour les habitants. La légende d’après laquelle desnègres marrons, retombés dans la vie sauvage, vivraient encore dans lesmontagnes voisines, ne paraît mériter aucune créance 1 .
Il est certain que pendant la période des troubles révolutionnaires et dela guerre d’indépendance, la population avait beaucoup diminué, quoiquetout document précis manque pour établir dans quelle proportion. La plu-part des blancs avaient été massacrés; ceux qui s’étaient enfuis, à Cuba , àPuerlo-Rico, à la Jamaïque, aux Etats-Unis avaient pour une bonne part