Band 
Livre XVII. Indes occidentales.
Seite
779
JPEG-Download
 

SAN-CRISTOBAL, SKIISO, SAMAXA.

779

succèdent los Llanos, Ilato Mayer, Santa-Cruz del Seibo, Salvaleon deHiguey, et qui constitue la province autonome de Seibo. Ce sont les rudesSeibanos, les pâtres de l’est, qui tinrent les Français assiégés dans Sanlo-Domingo pendant les premières années de ce siècle. Les planteurs d’origine

française qui s’étaient établi

s autour de la ville se dispersèrent à l'intérieur

où ils constituent encore maintenant une sorte d’aristocratie. C’est à San-Cristôbal, ainsi nommé par son fondateur, Christophe Colomb , qu’ils sontle plus nombreux.

Sur le revers des montagnes qui limitent le Seibo, le " ’e Samanâoccupe l’angle nord-oriental de l’ile. L’admirable baie de Samanâ, dont laforme reproduit presque exactement en creux le relief de la péninsule, est

Ouest de faris

.72'

,7I°30'

WwisËÊ'M

■&àprGti

Mœ

19'

15'

I9‘

69°«o- 0 uestde Greenwich 69°iO'

D’itprèsla rarto de iT. S. .\avy

Profondeur

De to

,0 uiiM

De U à 10 inel

De 50 mêt. et au delà

assez vaste pour abriter des Hottes entières et serait aussi très facile àdéfendre contre les attaques du dehors. La pointe d’Icaco, sur le rivageméridional de la baie, près de la traie de la Cina, se prolonge jusque dansle voisinage de plusieurs îlots, situés près de la côte septentrionale de l’en-trée. Deux chenaux pénètrent dans l’intérieur de la baie: le grand n’aguère plus de 1500 mètres en largeur et le petit chenal est tellement étroit,que les navires à voile courent danger de s’y aventurer sans pilote. La puis-sance militaire qui fortifierait la baie de Samanâ pourrait sans peine barrerà volonté ces portes des eaux intérieures en élevant des forts sur les écueils;