Band 
Livre XVII. Indes occidentales.
Seite
780
JPEG-Download
 

780

.SOI VE1. LE GÉOGRAPHIE FM VERSEE LE.

en outre, elle posséderait dans le voisinage de riches gisements de charbon,1res faiblement exploités jusqu’à maintenant.

Vers le milieu du dix-huitième siècle, le gouverneur de Sanlo-Domingoreçut l’ordre de construire des ouvrages militaires à Samanâ et de fonderà leur abri une ville de commerce. Il commença en elfe! des travaux et fitvenir quelques centaines de Canarioles qu’il débarqua sur la plage deSanta-Darbara; mais la petite colonie ne suffit pas pour attirer le com-merce vers cet « acul » de Samanâ, entouré de solitudes. Au temps deleur grande prospérité, les planteurs français poussèrent aussi leurs établis-sements jusqu’au bord de la haie, et sous le gouvernement de Louis-Philippe des pourparlers eurent lieu avec la république Dominicaine pour la cessionde Samanâ à la France 1 . Fn 18(30, le gouvernement des Etats-Unis renou-vela la tentative, en achetant de la Dominicaine pour la somme deToOOUÜ francs paraît le droit d'établir une station navale dans la baiede Samanâ; puis une compagnie américaine se lit concéder les privilègesdu monopole commercial et les droits de l’autorité politique dans cettepartie du territoire dominicain , et les trois îles de l’entrée, Pascal, Alevan-tado et Arona, lurent louées à la marine des Ftats-Fnis comme stationnavale. Heureusement pour l’indépendance de la république de Santo-Pomingo, la compagnie nord-américaine ne réussit pas dans ses projets despéculation : elle dut se dissoudre, et le protectorat des Ftats-Fnis finit enmême temps que les opérations du trafic.

Pt ■ès de l’extrémité péninsulaire, le port de las Fléchas ou des Flèches,ainsi nommé du premier conflit qu’y eut Colomb avec les indigènes, estmaintenant presque abandonné et remplacé par celui de Sanla-Barbara,appelé aussi Samanâ, comme la péninsule. 11 n’est pas accessible aux naviresayant plus de 4 mètres en tirant, d’eau ; cependant une petite colonie com-merçante, originaire de tous pays, Américains du Nord, Anglais , Italiens,s’est groupée dans cette bourgade. Des nègres émigrés des Ftats-Fnisvinrent s’y établir en 1824 et leurs descendants s’y maintiennent encore,parlant toujours l’anglais et pratiquant, le culte xvesleyen; il est rarequ’un de ces noirs épouse une femme de langue espagnole. A l’ouest de lapéninsule de Samanâ, les bords de la rivière Yasica sont également cultivésen grande partie par des nègres d’origine nord-américaine , amenés dans lepays par un planteur de la Floride , Kinsley, qui avait imaginé pour sacolonie, composée d’esclaves, un plan compliqué d’émancipation graduelle.Mais à peine débarqués, les noirs se libérèrent eux-mêmes et, choisissant

Lcpellelier de Sainl-Ke:ny, Saint-Domingue .