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Livre XVII. Indes occidentales.
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CHAPITRE X

PUERTO-RICO

La quatrième des Grandes Antilles par la superficie, mais la première detoutes par la densité de la population et la prospérité, Puerto-Rico , laBorinquen des Araouaques, ne semble, en comparaison de Cuba , qu’unefaible part de l’ancien empire colonial des Espagnols dans le NouveauMonde; toutefois, si l’on en juge, non par la superficie kilométrique, maispar le nombre des habitants, par les productions et l’importance commer-ciale, l’écart est moindre qu’on ne pourrait le supposer.

Puerto-Rico continue de l’ouest à l’est l’alignement formé par la Jamaïque et par le littoral du sud d’Haïti . Sa forme est d’une régularité presquegéométrique : c’est un parallélogramme près de trois fois plus long quelarge, développant ses quatre côtés suivant les quatre points cardinaux ;seulement les deux laces orientées dans le sens des degrés de latitude serapprochent quelque peu vers l’extrémité de l’est. Maintes parties du litto-ral, au nord et au sud, sont découpées en dents de scie, et vers le sud-ouest la côte, peu élevée au-dessus du niveau de la mer, est parsemée demares; mais ces inégalités de détail se perdent dans l’aspect général dePuerto-Rico . Même les îles et îlots épars à l’est semblent former le prolon-gement à demi émergé du massif insulaire à pourtour géométrique. L’île deYiequcs ou « des Crabes » parait continuer l’arête méridionale de Puerto-Rico , et l’île de la Culebra est placée en mer comme une pierre d’angleattendant l’émergence des fonds voisins. Quant à l’île de Mona, à l’ouest dela côte occidentale, au milieu du canal qui sépare Puerto-Rico de Santo-Domingo , elle se trouve aussi sur le même socle sous-marin que la grandeîle dont elle est une dépendance politique. Le seuil de partage entrel’Atlantique et la mer des Antilles se continue à l’ouest et à l’est dePuerto-Rico pour rattacher cette terre, d’un côté à Haïti , de l’autre

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XYII.