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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

aux îles Yierges; mais au nord et au sud, les pentes sous-marines des-cendent régulièrement vers les profondeurs de deux, trois et quatre millemètres, et même, du côté de l’Océan, jusqu’à plus de 8 kilomètres et demi’.

Le relief de Puerto-Rico est très inférieur en altitude à celui des autresGrandes Antilles, et quelques-unes des Petites Antilles ont des cimes rivales.Cependant Puerto-Hico n’a pas une superficie tabulaire qui réponde au rec-tangle de son pourtour : les collines et les montagnes s’y élèvent en massifset en chaînons qui ne présentent dans leur ensemble aucune ordonnancedistincte. Le sommet le plus élevé est le Yunque ou P « Enclume » deLuquillo, appelé aussi simplement Luquillo, comme la ville située à sabase. Il se dresse, non au centre de l’ile, mais à son angle nord-oriental.De cette borne côtière, haute de 1119 mètres, les faites se ramifient entreses bassins d’écoulement, découpés par les rivières en crêtes serpentines,mais la saillie principale se maintient dans la partie méridionale de Pile ,de manière à présenter aux eaux courantes une pente beaucoup plusallongée sur le versant septentrional. Vers son extrémité de l’ouest, lachaîne, composée surtout de roches calcaires, se partage en chaînons diver-gents, dont quelques-uns s’avancent en promontoires jusque dans la mer.Des vallées, chacune arrosée par sa rivière, s’inclinent en dépressions per-pendiculaires à la côte sur tout le pourtour de Pile ; quelques-unes ont undéveloppement total de plus d’une centaine de kilomètres, et plusieursdes cours d’eau qui les ont creusées ont reçu le nom de « rio Grande ».Ils le méritent doublement, d’abord à cause de la longueur relative de leursvallées, comparées à celles du versant méridional, puis à cause de la partplus abondante de pluies que les vents alizés épanchent sur ce versant.

Les indigènes de Pucrto-Rico, n’ayant pas de lieux de retraite inacces-sibles dans les montagnes de leur pays, disparurent rapidement après lacomplète, malgré leurs multitudes : d’après la chronique, ils auraientété près d’un million, obéissant à un seul cacique. On croit qu’ils faisaientpartie de la même race que les indigènes d’Haïti : chez eux l’autorité setransmettait de l’oncle au fils de la sœur. Les laboureurs trouvent fré-quemment dans le sol des armes et des ornements qui prouvent l’origina-lité de la civilisation de Borinquen : ce sont des colliers ou plutôt des har-nais de syénite on d’autres pierres massives, qui ne se rencontrent point

' lies espagnoles du groupe de Puerlo-Rieo :

Pucrto-Rico. 9144 kilomètres carrés.

Autres îles, Mona, Vieques , Culebra, etc. 476 )> »

Ensemble. . .

9620 kilomètres carrés.