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Livre XVII. Indes occidentales.
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PUERTO-RICO KT SES VILLES.

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traverser : les villes les plus rapprochées, San-German, Sahana-Grande,Yauco, entretiennent un petit trafic par cette escale. Puis viennent, à l’est,la baie de Guayanilla et celle de Ponce ou la Plaça, située à 5 kilomètresau sud de la cité principale de Pile , la vraie capitale, quoiqu’elle n’en aitpas le titre. Elle s’étend largement dans une belle plaine entre les jardinset les plantations; ses eaux thermales sont très appréciées. Ea marinede la Plaça est occupée par de vastes entrepôts pour les marchandises quiaffluent vers celte « plage », le centre commercial de l’ile. Après la citéde Ponce, les villes les plus populeuses du département sont Yauco etJuana-Riaz, situées à la base méridionale de la sierra.

La région orientale de Puerto-Rico est moins peuplée que celle de l’ouest;elle offre aussi moins d’avantages au commerce, parce qu’elle est « auvent » et (pic les navires ç trouvent difficilement un abri. Les villes princi-pales sont toutes dans l’intérieur ou du moins à une certaine distance dela mer. Caçeç, Caguas, San-Lorenzo ou Ilato-Grande, situées dans la régionmontagneuse, ont de riches cafèteries et de vastes pâturages pour l’élève dubétail. Les deux cbefs-lieux de département, Guaçama etllumacao, ont étéfondés dans la région du littoral, à quelques kilomètres du rivage. Versl’angle nord-oriental, des îles et îlots, des chaînes d’écueils et des indenta-tions de la côte ménagent des abris où des goélettes peuvent se retirer encas de mauvais temps. Un port de la petite île Culcbra est fréquenté par lespêcheurs et les coupeurs de bois. L’île de Vieques , (pii s’allonge en fer delance vers le nord-est, n’a qu’un seul village, Isabel-Segunda, situé sur larive septentrionale; elle est désignée par les marins français sous le nomd’île des Crabes. La Culebra et Vieques sont appelées aussi islas del Pasaje,parce qu’elles se trouvent au bord du grand « débouquement » des îlesVierges.

Presque en toutes choses, Puerto-Rico a fait autant de progrès que pourle peuplement de la contrée. Depuis le milieu du siècle dernier, l’étatsocial des habitants a changé. A cette époque il n’ç avait point de villes,et les gens de la campagne ne se rendaient que les jours de fête au centrede leur paroisse. Ils habitaient d’informes masures sans volets de fenêtresni battants de porte, et n’avaient d’autre vaisselle que des calebasses : unebouteille se léguait par testament comme un objet précieux au fils leplus aimé. Maintenant plus de la moitié des Puerto-Ricains se sont portésdans les villes, principalement dans celles du littoral, et le commerce les afait participer à la connaissance et à l’emploi de toutes les inventions