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Pvrénées, los Cévennes, les Alpes, le plateau central, le Morvan, le Jura , lesVosges, les Ardennes, les monts de Bretagne, ceux d’Alençon , arrêtent lesnuées pluvieuses au passage et reçoivent une quantité d’eau plus grandeque les plaines environnantes : en certaines régions montagneuses, lescourbes d’égal niveau se confondent exactement avec les courbes indiquantl’accroissement des pluies ; cependant le plus ou moins d’éloignement de lamer et la différence des expositions, les unes tournées vers les vents plu-vieux, les autres vers les vents secs, produisent de singulières diversitésdans la chute annuelle des pluies. En général la quantité d’eau tombées’accroît en France de l’ouest à l’est et du nord au sud, parce que l’altitudedu sol augmente également dans ces deux directions; en outre, la tempé-rature supérieure de l’atmosphère du sud lui permet de contenir une plusforte proportion d’humidité, que les orages transforment en violentesaverses. Cependant les côtes de la Méditerranée sont moins abondammentarrosées que celles de l’Océan et l’air y est plus sec. 11 faut chercher laraison de ce contraste dans le régime des vents: sur le littoral de l’Atlan-tique, les courants aériens proviennent de l’ouest et portent ainsi auxterres les vapeurs de l’Océan, tandis que sur les rivages de la Méditerranéefrançaise les vents soufflent en général du nord et portent au large l’humi-dité qui s’élève de la mer.
J1 n’y a que trois stations en France où la tranche annuelle de pluies’élève à deux mètres environ : les Pyrénées de Gavarnie, où tournoie unesorte de remous des vents pluvieux du golfe de Gascogne et où les ruis-seaux, déjà puissants près de leur source, tombent en admirables cascades;les montagnes du Tanargue, entre les sources de l’Ardèche et de laLoire; la région des Alpes qui s’élève au nord de Gap . Il tombe plus d’unmètre de pluie sur presque tous les versants occidentaux des montagneset sur le plateau du Limousin ; même le Morvan reçoit dans sa partie centralejusqu’à 140 centimètres d’eau. Le minimum de pluie qui tombe en France se réduit à 40 centimètres; c’est la quantité que reçoit annuellement la zonecomprise entre Meaux , Troycs, Fpernay, Compiègnc, région qui est éloignéeà la fois de la mer et des montagnes, peu accidentée, mal boisée et engrande partie formée par de la craie : or, semble-t-il, les pluies sont toujoursmoindres sur un sol sec et perméable, comme le terrain crayeux, que surun sol humide et imperméable, comme l’argile. Il pleut également fort peu àDunkerque , un tiers de mètre à peine, sans doute parce que les vents qui ysoufflent pendant la plus grande partie de l’année se dépouillent de leurhumidité en passant sur l’Angleterre ; du reste, il arrive fréquemment que,même dans les pays de plaines, les vents pluvieux de la mer déversent plus