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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE!.
Millas, cl tous les villages du Riverai jusqu'aux portes de Perpiynam, doivent surtout leurbien-être aux eaux fertilisantes de la Têt qui se ramifient en rnillle canaux à l'ombre desvergers. Si les hauts bassins de la Têt étaient transformés en réservoirs d’alimentation,comme on l'a souvent proposé, la richesse de la contrée en serait e;ncorc accrue.
Perpignan , qui a remplacé l'ancienne Ruscino carthaginoise sitiuée plus à l’est, à l’en-droit où se trouve la tour de Castel-Roussillon, est une place de gmerre de haute impor-tance stratégique, puisqu'elle commande tous les passages des Pyrémées, de la mer au col dela Perche. Sa forte citadelle, enfermant encore dans ses murs l'ancùen château des rois deMajorque , occupe une grande partie de la ville, sur une terrasse élev.ée : on y remarque l’an-cienne chapelle, offrant quelques traces du style arabe; de même lie Castillet ou petit châ-teau, qui domine une porte de la ville, et la « Loge », jadis la Lomja ou « Rourse » desMajorquins, ont quelque chose de l'architecture hispano-maureseque des monuments deSéville et de Grenade. D'ailleurs Perpignan n'est pas une belle villle; depuis que Charles-Quint en a fait une forte place de guerre, elle a relativement perdu en industrie; quantà l'Université fondée au milieu du quatorzième siècle, il n’en ireste guère plus que lenom, affecté aux bâtiments qui contiennent le musée, la bibliothèque, les collectionsdiverses. Ce qui donne à Perpignan son originalité rclativcmemt à la France , c’est lanature déjà tout espagnole de son climat, la richesse de sa végétutiom, la vigueur étonnantede ses platanes, l'abondance de ses fruits, les haies de grenadiers, d’agavés et de cactusopuntia qui entourent les champs des environs. Ses campagnes pourraient devenir unvaste jardin d’acclimatation pour le reste de la France .
Perpignan n’a point de port, mais seulement une plage de baiins, près du village deC'anet. Sa grande denrée de commerce et celle de toutes les viihes et bourgades voisinesest le vin. Tandis que la région des « salobres » ou des pdagçcs salines est presqueimproductive, et que la zone rapprochée du littoral, connue elle-même sous le nom de« salanque», à cause d'un reste de salinité, produit surtout des (céréales, les terres plushautes de l'intérieur sont cultivées en vignobles. Ce sont les \inss qui font la richesse etla célébrité de Rivesaltes, de même qu’une partie du mouvememt commercial du portde Barcarès, près de Saint-Laurent de la Salanque. Autour de l’aineienne forteresse espa-gnole de Salses , ainsi nommée dès 1 époque romaine (Salsulæ), à (cause de ses abondantesfontaines salines, et dans les campagnes d’Estagel et de la Touir-de-Francc, égalementproductives en oliviers, on récolte aussi d’excellents crus; niais, les vins ordinaires duRoussillon, destinés surtout au coupage des liqueurs plus faibles alu centre de la France ,sont peu consommés en nature. Les vignerons qui les obtiennent v isent plus à la quantitéqu’a la qualité, toujours assez bonne pour l'usage auquel on les wmploie. _
Estagcl, patrie d'Arago, est à la jonction des vallées de l'AVgly (ou la Gly ) et duVerdouble, toutes les deux nues et pelées jusqu'au roc vif, mais extrêmement curieusespar leurs gorgés, leurs escarpements, leurs précipices. Les défilés creusés par l’Aglv, entravers de deux chaînons parallèles des Corbières , l’un en unnont, l'autre en aval deSaint-Paul de Fenouillet, sont peut-être les sites de la contrée qrai étonnent le plus parleur grandeur sauvage 1 .
CollioureIlle. . .Pradcs..Estagel.
5,600 hab.
5.500 »5,200 »
2.500 »
Ailes
2,500 habitamts.