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Livre II. La France.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

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rapide depuis la retraite des anciens champs de glace qui recouvraient leterritoire jusqu'à la péninsule de Lyon et même au delà. Dans la vallée duDrae, les hlocs erratiques se rencontrent à 1,500 mètres au-dessus du litactuel du torrent; dans le massif de la (Irande-Cliarlreuse, on les voit à1,-00 mètres de hauteur relative; à Lyon , on en a reconnu la limite supé-rieure à o50 mètres. A l’endroit où a été creusée la tranchée du chemin defer de la Croix-Housse, le sol renfermait un hloc alpin de 55 mètres cubes;ceux de l() mètres, épars çà et là, sont nombreux; enfin les terrasses deboues et de cailloux striés, connus dans le Dauphiné sous le nom de« marcs », occupent presque toute la surface du sol autour des montagnes 1 .

Eu aval de l'Ain, descendu des monts Jura, le Rhône s’étale en un lacisde mailles innombrables et changeant sans cesse, que les sinuosités du cou-rant forment et reforment autour des îles de l’ancien lit glaciaire. Au suddes coteaux de Miribel , ce lit n’a pas moins de 5 kilomètres de large, maisc’est la dernière partie de son cours où le Rhône présente encore ce carac-tère demi-iluvial, demi-lacustre; bientôt après, le fleuve unit ses eaux enun seul lit, et se reployant vers le sud à la hase des collines de Lyon , va sejoindre à la Saône , qu’il continue plus majestueusement jusqu’à la mer 2 .C’est au bec de l'errache que commence le tronc superbe auquel toutes lesautres branches viennent aboutir comme les rameaux d’un chêne.

La descente du Rhône, de Lyon à la mer, est un enchantement perpétuelpour le voyageur. La pente est inégale, le courant est rapide, beaucoupplus que celui des autres fleuves français ; mais quand on suit le fil de l’eau,c’est une joie de descendre avec la vitesse de la flèche entre les deuxrives, aux paysages toujours changeants et toujours beaux. Comme le Rhin ,le Rhône mérite bien le surnom « d’héroïque » par la vigueur d’alluresavec laquelle il s’est frayé un chemin à travers tous les obstacles quile gênaient. Ainsi que le dit Michelet, c’est un « taureau furieux des-cendu des Alpes et qui court à la mer ». Aussi rectiligne que peut l’être unfleuve, il s’élance au sud en décrivant ses courbes allongées, tantôt à droite,

1 Ch . Lory, Description géologique du Dauphiné, p. 606 et suivantes.- Pente moyenne du Rhône en aval de Lyon :

Altitude .

Distante.

Pente

totale.

Proportionpar kil.

Confluent de la Saône .

102 met.

De la Saône à l lsère. . . .

98

hit.

55 met.

56 cent.

» de L'Isère . . .

107 »

De l'Isère à la Drôme . . . .

20

>>

] 7 H

58 »

» de la Drôme . .

00 ..

De la Drôme à l’Ardèche . .

02

))

50 »

81 »

» de l'Ardèche . .

AO »

De l'Ardèche à la Durance.

55

))

27 »

49 »

» de la Durance..

15 »

De la Durance à la Fourque.

32

»

11 »

54 »

Fourque d’Arles . . . .

2 »

De la Fourque à la mer. . .

55

)»

2 »

5,75 »

De Lvon à la mer.

520

kit.

»

49 »