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Livre II. La France.
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CETTE, MONTPELLIER .

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entourée de fortifications ; de ses promenades, surtout de la célèbre place du Peyrou,ornée de bassins, de fontaines et de sculptures, on peut jouir librement de la vue descampagnes environnantes, des Cévennes à la mer. Un superbe aqueduc, franchissant àla romaine, sur deux rangées d'arcades, la vallée qui s’ouvre au bas de la promenade duPeyrou, lui amène les eaux prises à quatorze kilomètres au nord, à la source dite duBoulidou.

L’industrie de Montpellier, sans être relativement aussi active que celle de Béziers , dePézenas , de Cette, est cependant assez importante. Les couvertures de laine que l’onfabrique dans les environs sont fort appréciées, surtout en Amérique ; au bord du Lez ,une grande usine traite les corps gras pour la fabrication des bougies et des savons. Mont-pellier est aussi un marché pour les vins ; à une petite distance à l’ouest, près de Saint-Georges d'Orques, on recueille le meilleur cru du département, et les campagnes deLunel , entre le Yidourle et l'étang de Mauguio, produisent un excellent muscat, rival decelui de Frontignan . Ce qui manque à Montpellier pour lui donner une grande animationcommerciale, c’est un port de mer ; son port de rivière, le port Juvénal, célèbre par lesgraines qu’y sèment les laines importées de l’étranger, et qui forment une flore tempo-raire des plus curieuses, étudiée par M. Charles Martins, ne reçoit que des barques d'unfaible tirant d’eau. La ville empruntait jadis le havre de Lattes sur l’étang et celui deMaguelone sur la Méditerranée ; maintenant elle doit emprunter celui de Cette, éloigné devingt-huit kilomètres. Le village insalubre de Ralavas, bâti sur le grau du Lez , n'a qu’uneplage, fort animée pendant la saison des bains, mais inaccessible à tous autres naviresque des embarcations de pèche 1

C'est aussi une rivière, le Gardon ou Gard , qui a donné son nom au département voisinde l’Hérault, sur la rive droite du Rhône ; mais ce cours d’eau cévenol n’occupe que lapartie centrale du territoire: l’Hérault, le Vidourle, la Cèzc, l’Ardèche , arrosent chacunune partie de la contrée, et même quelques vallées des hautes Cévennes du àigandéversent à l’ouest leurs eaux dans le bassin du Tarn , c’est-à-dire dans l’Océan. Assezbizarrement délimité, car il est fort large dans la région des montagnes et n’a sur laMéditerranée qu’une étroite zone de plages, le département du Gard est un des plusriches de la France par ses ressources naturelles et par celles qu’a su produire le travaildes habitants : ses mines de bouille lui donnent le troisième rang pour la productiondes combustibles ; scs vastes salines ne le cèdent en importance qu’à celles de l’Hérault ;il est le septième pour la fabrication des fers. Malgré la maladie des vers à soie, il esten tète pour la production séricicolc et fournit à lui seul plus du quart des cocons dela France entière; mais pour les ûleries il est dépassé par l’Ardèche *. Récemment aussi,son importance connue pays de production des vins était fort grande, mais les ravages

* Communes urbaines les plus importantes de l’Hérault en 1872 :

Montpellier . 57,750 hab. j

Béziers .. ... 51,450 » i

Cette... 25,850 »

Lodève . 9,450 »

Agde . 8,850 »

Bédarieux. 7,900 »

Pézenas . 7,320 hab

Lunel . 7,280 »

Mèze. 6,800 »

Clermont-l’Hcrault. 5,870 »

Saint-Pons. .. 5,850 »

Ganges. 4,550 »

1872 1873

s Production du Gard . . . 2,798,100 kilogr. de cocons. 2,421,600 kilogr. de cocons.

» de la France . 9,885,600 » » 8,360,650 » »