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Livre II. La France.
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BEAUCAIRE, SAINT-GILLES, AIGUES-MORTES .

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la facilité des expéditions par chemin de fer a rendu la foire de Beaucaire à peu prèsinutile ; cependant elle est encore assez fréquentée, mais autant par les simples visiteursque par les négociants; le produit de la vente des cuirs entre environ pour la moitiédans le total des opérations G

Jadis Nîmes possédait encore un autre port de commerce qui se trouvait à la fois surle lleuve et sur la mer par les chenaux navigables des marais de la Camargue ; ce portétait celui de Saint-Gilles, où n’abordent plus que les chalands du canal de Beaucaire .Saint-Gilles, que l’on croit avoir été bâtie sur l’emplacement de l'ancienne lléracleades Grecs, était, au douzième siècle, le port d’embarquement du Languedoc le plusfréquenté par les croisés du midi de la France . De nos jours sa population est bien réduite,ses rues sont presque désertes ; mais il lui reste encore de son époque de prospérité uneéglise de style byzantin à la façade merveilleusement sculptée, « immense bas-relief demarbre et de pierre. »

Actuellement le seul port marin de Mmes, de la riche ville de Yauvcrt, sa voisine, etde tout le département du Gard, est la ville d'Aigues-Mortes , encore plus délaissée queSaint-Gilles. Elle semble appartenir à un autre âge : quand on l’aperçoit de loin, avec labelle tour de Constance, qui lui sert de sentinelle avancée, avec ses murs crénelés, sesportes, ses tours auxquelles il ne manque pas une assise, on se croirait transporté enplein moyen âge ; on se dirait au siècle où Philippe le Hardi construisait cette enceinterégulière sur le modèle des murs de Damiette , si l'on ne voyait, à la teinte chaude de lapierre, que le soleil en brûle la surface depuis des siècles. Le carré des remparts est siparfaitement conservé que, lors des grandes inondations du Rhône et de la rupture de sesdigues, les habitants d’Aigues-Mortes n'ont qu’à fermer les portes de leur ville. Ils sontalors comme dans une cage, obligés de bisser par-dessus les murailles les vivres que desbateaux leur apportent du dehors. Aigues-Mortes n’a maintenant d’autres industries quela pèche, la récolte du sel dans les grands salins du Peceais et celle des roseaux, dont laculture se fait avec beaucoup de soin au bord des canaux d’eau douce; mais son commerceextérieur, qui se fait par le chenal du grau du Boi, est presque nul 5 .

Au nord du Gard se prolonge, entre la crête des Cévennes et le Rhône , le départementde l’Ardèche , de forme triangulaire : c’est à peu de chose près l'ancienne province duYivarais ; presque toutes ses eaux s’épanchent dans le Rhône par l'Ardèche , sa rivièreprincipale, l'Érieux, le Doux et des torrents de moindre volume; cependant c’est dansle Yivarais que s’élève le mont Gerbier de Joncs, source de la Loire ; l’Ailier, qui limitele département à l’ouest, reçoit aussi quelques petits torrents de son versant oriental.

1 Chiffre d’affaires de la foire :

1856. .

50,000,000 fr

1874. . . .

. . . . 2,000,000 fr.

(11,000 visiteurs).

- Communes principales du dépi

u'tement du Gai

d en 1872 :

Nîmes .

62,400 hab. |

Le Yigan.

Alais.

19,250 .»

Bagnols-sur-Cèze . . . .

. . . 4,900 »

Bességes .

8,900 »

Pont-Saint-Esprit . . . .

La Grand'Combe.

8,850 »

Saint Ambroix .

4,250 »

Beaucaire .

8,800 »

Saint-llippolyte-lc-Eort.

. . . 4,240 »

Saint-Gilles.

0,200 »>

Sommières.

. . . 4,000 »

Uzès ...

5,550 »>

Saint-Jean-du-Gard . .

Anduze ..

5,200 »■

Aigues-Mortes .

. . 5,850 »

Yauvert. ..

5,150 »»

Robiac .