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unie au Buecli, et dont le climat n'est pas aussi rude, est un peu moins désert, et la villequi en est le chef-lieu a déjà l’aspect d'un petit bourg; elle est d'ailleurs fort pittoresque,grâce aux strates saillantes et presque redressées du rocher (pii la domine, aux vieuxmurs de sa citadelle, à scs tours rondes laissées debout au milieu de la promenade, aupont d'une arcade jeté sur le défilé du torrent, entre la ville et le faubourg (pii se blottità la base des rochers.
Dans les limites du département, il ne se trouve qu’une autre ville voisine de la Du-rance, la gracieuse Manosque , située au pied d'une colline revêtue d'oliviers; le climatet les produits du sol y sont déjà ceux de la basse Provence. Manosque s’est enrichie parle commerce des vins, des huiles, des soies grèges, des fruits et possède en outre desfabriques diverses et des mines de lignite et de gypse. Par le mouvement des affaires,Manosque est certainement la ville la plus importante des liasses-Alpes , quoiqu'elle n'aitpas même rang de chef-lieu d’arrondissement. C’est l’ancienne bourgade féodale de Forcal-quier, bâtie en amphithéâtre sur un coteau calcaire éloigné de la Durance, (qui est devenuele centre administratif de cette partie des Basses-Alpes . Quelques curiosités archéologiquesse font remarquer dans les villages de cette âpre contrée : on signale surtout, dans le bassindu haut Calavon, les deux ponts romains de Cérestc et les ruines de l'abbaye de Yalsainte.
Digne, le chef-lieu des Basses-Alpes , se trouve dans une vallée tributaire de la Du-rance ; elle est située à une plus grande altitude (659 mètres) que Forcalquier et queSisteron , dans une sorte d’entonnoir que parcourt la Bléonne, redoutable pendant sescrues, presque sans eau à l'époque des sécheresses. Les montagnes environnantes, d’oùles pierres s’écroulent en débris, ne sont que pauvrement cultivées; néanmoins les pentesinferieures et les vallées sont en partie couvertes de vergers, dont les fruits, préparés parles confiseurs de Digne, sont renommés en France . Avant les guerres de religion, la villeétait plus populeuse qu’aujourd’hui ; elle s’accroît maintenant en importance, grâce à sesprivilèges administratifs, aux progrès de la culture et à l’attraction de ses marchés ;mais quoiqu’elle doive être prochainement rattachée par une ligne de fer au réseaufrançais , il- ne semble pas qu’elle puisse jamais prendre un rôle considérable, à causedes multiples remparts de montagnes qui la séparent de l'Italie à l’est et au nord-est.Ses eaux thermales sulfureuses sont considérées comme très-efficaces.
La rivière du Verdon , appartenant presque en entier au département, par les deuxrives dans son cours supérieur, en aval par sa rive droite, n’a point sur ses bords uneseule ville digne de ce nom. Colmars est un bourg fortifié, que des montagnes, en partieboisées, dominent de toutes parts ; Castellanne, entourée de rochers arides, n'est, malgréses privilèges de chef-lieu d’arrondissement et les vieilles tours crénelées de son enceinte,qu'une bourgade insignifiante; mais les environs sont fort curieux à cause de leurs sources,de leurs grottes, de leurs fossiles. Le « Roc de Castellanne)), énorme promontoireblanchâtre que l'on voit se dresser à une centaine de mètres de hauteur au-dessus de laville, est un lieu classique pour les géologues. Quant à l’ancienne ville de Riez (ColoniaAugusta Rciorum), située non dans la vallée du Yerdon, mais au bord d’un de ses petitsaffluents de droite, elle a gardé quelques monuments de l’époque gallo-romaine : on aretrouvé aussi divers débris antiques à Valensolcs, ainsi qu’aux thermes salins et sulfureuxde Gréoulx, situés sur la rive droite du Yerdon, à une dizaine de kilomètres de sonconfluent avec la Durance. Une ancienne inscription nous dit que ces eaux étaientconsacrées aux « Nymphes de Gréoulx » (N'ymphis Griselicis) *.
1 Communes les plus importantes des Basses-Alpes .
Digne. 6,875 hab. I Sisteron. . .4,575 hab.
Manosque.6,125 » | Valensoles.. 5,200 »