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tracées en zigzag sur les lianes des monts et des terrasses ou ménagées dansles défilés des cluses; en outre, trois voies de fer ont percé le haut Jura :celle de Lyon à Genève , qui passe en tunnel sous le mont Credo, et celles dePonlarlier à Lausanne et à Neuchâtel , qui donnent accès aux sites les plusgracieux du Jura central. D’autres chemins de 1er rapprocheront bientôt lesdeux versants; mais, chose étonnante, le Jura semble devoir être toujours,à cause de la grande largeur de sa hase, une barrière à peine moins gê-nante que les Alpes elles-mêmes. Les voies ferrées sont obligées d’en gravirles escarpements par des rampes très-inclinécs, et il en résulte pour la trac-tion, et par conséquent pour le service des voyageurs et des marchandises,une forte augmentation de frais. Le courant des échanges se trouve ainsidétourné vers les deux trouées du nord et du sud, qui de tout temps ont étéles grands lieux de passage. Par contre, les deux bases parallèles du Jura ,en Suisse et en France , sont bordées d’une ligne continue de villes, étapesdes chemins naturels qui longent la montagne
IJ
Les quelques lacs du Jura français , bien petits en comparaison de ceuxqui s’allongent dans les plaines de sa base, sur le territoire suisse , appar-tiennent essentiellement à la structure des monts. Ce sont des lacs de vallée,des lacs de cluse ou des lacs de combe : d’avance, par la disposition du bas-sin qui les enferme, on peut juger de la forme de leur lit immergé 2 . Les lacsde vallée, de beaucoup les plus nombreux, occupent le fond des plissementsparallèles de la montagne : ovales ou très-allongés, ils n’ont qu’unefaible profondeur et leurs berges se continuent en pente douce par desbas-fonds couverts de roseaux : tels sont les lacs que le Doubs et l’Orbetraversent dans leur cours supérieur. Les lacs de cluse, les plus pitto-resques, sont contenus entre deux parois abruptes, déchirées, qui secontinuent sous la surface de l’eau ; enfui les lacs de combe sont for-més par un effondrement latéral des plateaux et présentent, du moins enpartie, la forme d’un immense entonnoir : on peut citer en exemple lelac de Cluilin, dont l’émissaire se vide dans l’Ain après un cours de deux
Grand-Colombier
Credo.
Reculet ....
1,554 mètres.1,090 »
1,720 »
Crèt de la Neige.Col de la Faucille» des Verrières.
2 Desor, Beutung der Schweizer-Seen, Album de Coinbe-Varin.
1,724 mètres.1,528 >'
940 »
n.
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