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Livre II. La France.
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PLATEAU CENTRAL, FOREZ ET BEAUJOLAIS.

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sont rendues plus belles. La région du Forez , dont les cimes culminantess’élèvent au nord d’Amberl, a des paysages vraiment alpestres, grâce à sesvallées sinueuses, aux prairies de ses fonds, aux forets de ses pentes. Aunord de ce principal massif coule une charmante rivière, qui prend sanaissance au seuil de Aoirétable pour aller se déverser dans la Loire : c’estl'aimable Lignon du nord ou forézien, devenu si fameux par les scènes pas-torales qu’y a placées Honoré d’Urfé , dont le château, crénelé de tours,dresse ses « cornes » au sommet d’une montagne. La vallée du Lignonforme à peu près la limite géologique entre les granits du Forez propre-ment dits et les porphyres rouges, antiques roches éruptives d’une ex-trême dureté. Ces porphyres, qui vont en s’abaissant vei's les plaines de laLoire , constituent d’abord le massif des Bois-Noirs, encore revêtu de sombresforêts, puis la chaîne de la Madeleine , que traverse le chemin de fer duBourbonnais par le tunnel de Sainl-Martin-dcs-Fstréaux. Comme les montsgranitiques du Plateau Central, ce chaînon de porphyre se termine du côtéde la plaine par un bassin houiller, celui de Berl.

Quant à la zone orientale du plateau de granit, celle qui se continue aunord des Cévennes pour aller rejoindre le massif du Morvan, elle est inter-rompue sur plusieurs points par des formations différentes, et précisémentvers sa partie médiane s’étend un vaste bassin houiller, celui de Saint-Étienne, le second de la France entière par son étendue; il occupe à peuprès tout l’espace qui sépare le Bhône de la Loire , sur une distance de plusde 50 kilomètres, et dans sa partie la plus large, au nord de Saint-Étienne , il n’a pas moins de 12 à 15 kilomètres du nord au sud. En avalde l’immense lac où se sont déposés les débris carbonisés qui fournissentaujourd’hui de prodigieux amas de combustible, la Loire traverse un autrebassin, que les eaux douces recouvraient encore à l’époque miocène. Cebassin, Limagne de moindre étendue que celle de l’Auvergne, est parseméd’un très-grand nombre d’étangs, restes de l’ancienne mer intérieure.Comme la plaine de l’Ailier, celle de la Loire eut ses éruptions volcani-ques : la butte même sur laquelle s’élève Montbrison et une trentained’autres cônes surgissant des campagnes et portant cultures, maisons ouchâteaux, sortirent à l’état liquide des foyers souterrains.

A l’est de l’ancien bassin lacustre, la chaîne de partage entre le versantde la Méditerranée et celui de l’Océan continue de se diriger vers lenord en massifs et en chaînons déchirés, d’une hauteur variable de000 à 1,000 mètres et de formations diverses. Au-dessus de Lyon , leshauteurs connues d’ordinaire sous le nom de monts du Lyonnais, se com-posent surtout de granits et de roches métamorphiques. Plus au nord, les