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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE. '
droit oii l'on voit le rocher de Najac et son donjon superbe barrer en apparence lavallée, le tableau est admirable.
La région septentrionale du département, qui comprend les vallées du bourdon, du Lot ,de la Truyère, est également riche en sites gracieux ou sauvages, quoique les voyageursle visitent bien rarement par amour de la nature. Saint-Genicz, petite ville manufacturièredu district connu sous le nom de « pays d'Olt », Kspalion, que dominent les restes d'unchâteau, Entraygucs, ancienne place forte au confluent du Lot et de la Truyère, ont lesbeaux horizons que limite à l’orient la crête des monts d'Aubrac ; Conques , dans la jolievallée du Dourdou, est connue par son église romane du onzième siècle et par son richetrésor d'orfèvrerie antique, tandis que plus haut, dans la même vallée, le village de Iîozoulsmérite surtout d'être vu à cause de son étonnante position au bord d'un gouffre ovale, oùia rivière plonge par une haute cascade et d’oii elle s’échappe par une autre chute 1 .
Au sud et à l’ouest de l’Aveyron, le plateau du centre de la France se continue, maisen s'abaissant graduellement dans le même sens que le Tarn , dont le nom est devenucelui du département. Cette contrée est l’ancien Albigeois, dépendant de la province duLanguedoc . Dans sa région orientale, ses roches, cristallines ou schisteuses, se maintien-nent à une altitude moyenne de G00 mètres, et vont se rattacher aux âpres montagnes deLacaune, ainsi qu’à la chaîne do la Montagne Moire, dont les escarpements granitiquesdominent au sud les vallées de l’Aude et de l’IIers. Dans la région occidentale du dépar-tement, les collines s’affaissent peu à peu vers la plaine de Toulouse et les rivières yserpentent en de larges campagnes d’alluvions, d'un aspect déjà tout méridional.C’est là que l'agriculture donne ses plus riches produits en céréales et en vins, tandis(pie la haute région de l’est, aux vastes pâturages, aux eaux claires et rapides, est impor-tante surtout par l'élève du bétail et l'industrie. Le Tarn possède aussi un bassin houilleractivement exploité ; mais, avec tous ses avantages, il reste encore au-dessous de lamoyenne pour la population relative s .
Les rivières qui parcourent la partie septentrionale du département et dont les valléessont fort pittoresques, sont toutes des affluents directs de l’Aveyron , qui baigne lui-mêmel'angle extrême de l’arrondissement de Gaillac . Une de ces rivières, le Cérou, passe sur leterritoire de deux villes qui contrastent singulièrement l’une avec l’autre. Carmaux, lapremière, était récemment encore un faible village, quoique depuis plusieurs siècles déjàla houille de ses mines fut utilisée par les habitants du pays; maintenant, grâce au cheminde fer qui réunit Carmaux à Toulouse et à Castres par Albi , les gisements de ce bassinservent à l’alimentation de toute une province industrielle, et près des puits mêmes dela mine, une importante verrerie et d’autres établissements emploient une partie du char-bon 5 . Cordes, bâtie sur un cône qui domine Cérou de 119 mètres, est une ville du moyeu
1 Communes urbaines les plus importantes de 1 Aveyron en 1872
Millau . 15,100 hab. 1 Aubin. 8,850 hab.
Rodez. 12,100 » : Deeazeville. 8,700 »
Villefranche. 9,500 » , Saint-Affrique. 7,500 >
2 Superficie du Tarn . Population eu 1872. Population kilométrique,
5,742 kilomètres carrés. 552,700 habitants. 01 habitants.
5 Extraction de la houille dans le bassin de Carmaux :
1800. 121,925 tonnes.
1875. 240,200 »