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Livre II. La France.
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ISSOIRE, MONT DORE .

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que le due d'Alençon y put élever une colonne avec, cette inscription : « Ici fut Issoire ! »11 ne reste guère de l’époque antérieure à la destruction qu’une église romane du stylele plus pur. Relevée de ses ruines, la ville s’est acquis une prospérité modeste par sesfabriques de draps et d’autres petites manufactures ; mais ce qui fait le grand inté-rêt de la contrée, ce sont les curiosités de la nature et les souvenirs de l'histoire. Lavallée de la Couze-Pavin, dont Issoire garde le débouché, commence dans le groupe cen-tral des monts Dore et le Pavin est un des lacs qui l'alimentent. Une autre Couze, quicourt plus au nord, est celle qui sort du lac Chambon, passe au pied du Tartaret et duchâteau de Murols, et reçoit les eaux minérales de Montaigut et de Saint-Nectaire. Encoreplus au nord, la Vevre, qui traverse le lac d’Aydat et s’en échappe par des fissures sou-terraines, passe au pied de la colline où sont creusées les habitations des anciens troglo-dytes de Veyrc-Monton, et reçoit la Monne au-dessous des hauteurs où se trouve l’alléecouverte de Cournol. Un seul district de cette région comprise entre l’Ailier et la chaînedes volcans a pris dans ces derniers temps une importance industrielle : c'est le bassinhouiller de Brassac, près du confluent de l'Ailier et de l’Alagnon. En 4874, ce bassin était

N° 159. — COUPE DES HOUILLÈRES DE SAI.NT-ÉLOY.

le onzième de la France par ordre de production. Le combustible en est utilisé principa-lement pour le service du chemin de 1er.

La vallée de la Sioule, sur le versant occidental de la chaîne des Dôme, est aussi unerégion minière. Pontgibaud, sur les bords mêmes de la charmante rivière, a des minesde plomb argentifère, les plus productives de la France 1 ; Saint-Gervais a des couchesde houille continuant au sud les mines, activement exploitées, du bassin de Saint-Eloy 2 ;Menât possède des gisements de tripoli ; enfin Chàteauneuf a ses nombreuses sourcesfroides et chaudes, earbonatées, sodiques et ferrugineuses, qui jaillissent au contact dugranit et du porphyre, sur un espace de plusieurs kilomètres et jusque dans le lit de laSioule. Quant à la vallée de la Dordogne, qui commence à l’angle sud-occidental du dépar-tement, elle doit aussi à ses ressources minérales presque tout le mouvement des étran-gers qui s’y portent en été, car c’est là que jaillissent les eaux si célèbres du mont Dore,d'où partent les promeneurs pour aller visiter les cascades de la Dordogne , le vieuxbourg féodal de la Tour d’Auvergne, le puy de Saney et les montagnes voisines. En

1 Production de minerai de plomb dans le Puy-de-Dôme en 1875 :

5,950 tonnes; valeur 1,582,000 francs.

2 Quantité de combustible extraite en 1875 du bassin de Brassac . . . . 202,250 tonnes.

# » » » de Saint-Éloy.. . 205,500 »