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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
Moulins, l’une des capitales historiques du Bourbonnais . Elle est le berceau primitif dela maison de Bourbon : c’est là qu'Adhémar, chef de la famille qui plus tard devint siprospère, bâtit, au commencement du dixième siècle, un château de défense pour son fief;il y fonda également un prieuré dont l'église garde encore les tombeaux des anciens ducs.Ceux-ci, quittant Souvigny, choisirent au treizième siècle, comme principale résidence, laville de Bourbon, dont ils avaient pris le nom, le même que celui de Borrno ou Borvo,l’ancienne divinité topique. En retour, l'un des princes donna à la ville son propre sur-nom d’Archambault. Bourbon-l’Arcbambault garde encore de vastes ruines de son châteauféodal ; mais actuellement la seule importance de la ville lui vient de scs eaux thermalesqui donnent plus de 5 mètres cubes par heure et sont très-efficaces pour la guérison desrhumatismes, des maladies de la peau, des anciennes blessures. Trop éloigné des cheminsde fer, Bourbon-l'Arcbambault n'attire point la foule élégante : on n’y voit guère pendantla saison que les malades sérieux.
Lurcy-Lévy, située, au nord de Bourbon dans une région très-riche en forêts, en petitslacs, en ruisseaux, est aussi l'une des villes notables du département ; une fabrique deporcelaine et des forges se trouvent dans le voisinage 1 .
Le département de la Loire, qui forme avec la Haute-Loire la partie la plus orientale duplateau, présente une surface très-inégale de montagnes, de collines et de plaines, où semontre une grande diversité de formations géologiques, des granits et des porphvrcs auxalluvions modernes. La circonscription à laquelle le chemin mobile de la Loire donne sonunité géographique est composée surtout de l'ancien Forez, auquel ont été ajoutés desfragments du Lyonnais et du Beaujolais. Bans son ensemble, le territoire de la con-trée semblerait devoir offrir peu de ressources; il n’a de belles campagnes pour l'agri-culture que dans l’ancien bassin lacustre, encore parsemé de petites nappes d'eau, queparcourt la Loire , de Saint-Iiambert à I’inay. Le pays serait donc parmi les moins populeuxde France s'il ne possédait des mines de bouille d’une très-grande richesse, qui ont donnéà l'industrie locale un développement extraordinaire. La population a doublé depuis lecommencement du siècle; de nos jours elle est de beaucoup supérieure à celle de lamoyenne de la France , et même pendant les dernières années elle n’a cessé de s’accroître,tandis que presque tous les autres départements ont subi une déperdition considérable devies humaines 5 .
Fcurs, l'ancienne capitale, le Forus (et non Forum) gallo-romain dont le nom se per-pétue dans celui du Forez, est une ville déchue, quoique fort bien située pour le com-merce, non loin de la Loire et vers le milieu de la grande plaine : c’était à l'époque gallo-romaine la ville principale des Ségusiavcs. La vio s'est portée ailleurs : dans les tempstroublés du moyen âge, Montbrison , mieux placée pour la défense, devait être la villeprincipale de la contrée, et maintenant c’est autour des puits d'où sort la bouille, le« pain quotidien de l’industrie », que se pressent les populations. Le chef-lieu du Forez
Communes les plus importantes du département de l’Ailier en 1872 :
Moulins. 20,400 »
Lurcy-Lévy.
4,760 kilomètres carrés.