SAIXT-ËTIENA'E, SAl.NT-CHAMON'D, R1YE-DE-GIER.
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obtiennent ainsi des produits qu’ils peuvent livrera plus bas prix et qui leur permettentde soutenir à l'étranger la concurrence des tisseurs de Suisse et d’Allemagne ; mais pourles beaux rubans, les métiers à bras de Saint-Étienne restent facilement les maîtres dumarché. Plus des quatre cinquièmes des rubans et des lacets qui se font en France el prèsde la moitié de ce que produit tout le continent d'Europe sortent des ateliers du Forez ;mais d'année en année la production peut varier du simple au double, nul objet n'étantplus soumis que le ruban aux bizarres caprices de la mode. Fne autre fabrication qui apris une extrême importance à Saint-Etienne , surtout en temps de guerre, est celle desinstruments de combat. François I er y établit une grande manufacture d'armes, à la-quelle, après diverses vicissitudes, succédèrent des fabriques encore plus importantes :l'établissement actuel, appartenant à l'État, livre jusqu'à 200,000 fusils dans une an-née ; en outre, l'industrie privée peut fournir environ 100,0110 armes diverses, du simpic pistolet de poche à la carabine élégamment damasquinée.
Toutes les villes des environs de Saint-Etienne ont aussi de grandes usines où s'uti-lise la bouille de leurs puits. Firminy , à l'extrémité occidentale du bassin, a d'impor-tantes fabriques d'acier fondu et de divers objets de quincaillerie; IcCbambon, que dominele château féodal de Fougerolles, et la Ricamarie , où se trouve une mine en combustiondepuis des siècles, ont des fabriques de boulons, de vis, de limes, des forges et des fon-deries. A la Fouillouse, l'industrie des rubans et celle des armes est représentée comme àSaint-Étienne par de puissantes usines. Terrenoire, sur le chemin de Lyon , est un véri-table monde d'ouvriers et de machines ; les procédés Bessemer pour la transformation dela fonte en acier v ont été appliqués pour la première fois en France . Buis viennent, surla même voie de Evon et déjà dans la vallée du Rier, Izieux et Saint-Chamond . ville fortactive dont la grande industrie est celle des lacets; au delà, Saint-.Julien-en-Jari'et,Saint-l’aul-en-Jarrel, Braml-Croix, I.orotte et liive-de-Gior se succèdent comme une longuerue d'usines. Rivc-de-Gicr est célèbre par ses verreries et ses ateliers pour la construc-tion des locomotives et d'autres grandes machines R Lu canal, qui transporte les bouillesde Rivc-de-Gier au Rhône , est alimenté par les eaux descendues des hauteurs du Pilât.Ee débit en est réglé par un vaste réservoir, moins beau toutefois que celui de Roche-taillée. dans lequel le Furcns laisse l'excédant de ses crues pour l'alimentation des usinesde Saint-Etienne pendant les sécheresses. Ea beauté du site tait de ce bassin le grand butde promenade pour les Stéphanois .
En aval de Saint-Rambert et d'Audrezieux, où les bateaux prennent leur chargement de .houille pour descendre la boire jusqu'à Roanne , on sort de la région de 1 industrie pourentrer dans celle de l'agriculture ; cependant la vallée du Bonson, qui remonte au sud-ouest vers les collines de Sainl-Bonnet-lc-Château, est habitée par des paysans occupés,comme ceux de la haute boire, à la fabrication des dentelles. A Mcyliou-Montrond, où lechemin de fer direct de Evon à Montbrison traverse la boire, et qui garde les ruinesimposantes d'un château, les deux jolies rivières de la Mare et de la Coisc se déverscm
1 Production métallurgique (fonte, fer, acier, rails, etc.) dans la Loire en 1875 ;
185,000 tonnes; valeur 81,040,000 fr.
Production du verre : 7,120 tonnes; valeur 4,460,000 fr.
Filatures de coton. 182,800 broches, 8,250 métiers.
n de laine. 72,720 »
.> de tissus mélangés.. . 509,100 »
Industrie de la soie, 590,000 fuseaux pour les soies grèges, 225,000 broches, 19,000 métiersmécaniques, 0,000 métiers à bras. Nombre des ouvriers, 70,000. Valeur des rubans fabriqués en1872 : 150,000,000 de francs.