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sos habitants, bien différents à cet égard de la plupart des citoyens des villes de pro-vince, se distinguent par un grand esprit de solidarité.
La Rochelle , malgré les sièges qu’elle a subis, a gardé en partie sa physionomie d'au-trelois : plusieurs rues ont encore leurs « porches», c'est-à-dire des galeries latérales àarcades; l'hôtel de ville, habilement restauré, a toujours son aspect de forteresse et dansl'intérieur de fort jolis détails de la Renaissance; de belles maisons sculptées, de diffé-rentes époques, ornent diverses rues; enlin quatre grandes tours s'élèvent dans le voisinagedu port : l'une d'elles, celle de la Lanterne, portait jadis le « gros cierge ou massif flain-
N® H2. - PORT DE LA ROCHELLE AUX PLUS BASSES EAUX DE MARÉE.
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beau » qui guidait les navires pendant les tempêtes ; deux autres tours, dressées à droiteet à gauche de l’entrée du port d'échouage, soutenaient la chaîne qui barrait le passageaux vaisseaux. L'architecte Lisch croit que les deux tours étaient les piliers d'un énormeportail de cent mètres de largeur au-dessous duquel passaient les embarcations. Les boi-series des maisons de la Rochelle ont à subir les attaques des termites, insectes rongeurs,immigrés des régions tropicales
Gênés par une enceinte de fortifications inutiles, les Rochelais n’ont de libre issueque vers la rade, bordée d’établissements de bains sur son rivage septentrional. Leur com-merce s’est beaucoup accru depuis la construction des deux chemins de fer de Paris et deBordeaux et le creusement du bassin à flot ; l'île de Ré leur envoie ses denrées ; les portsde la Bretagne leur expédient des cargaisons de sardines ; les embarcations de Dieppe et de
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