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clans la boue, sort à la fois de gaffe et de gouvernail : ce bizarre esquif a été inventéen 12-46 par un Irlandais naufragé du nom de Walton 1 .
Marans, dont le nom, peu différent de celui de Maronnes, indique également la positiondans une contrée de marais, est le cliel—lieu de toute la région coupée de canaux quiborde la basse Sèvre et son affluent la Vendée . Cette ville, d'ailleurs peu agréable commelieu d'habitation, est fort bien située pour le commerce, sur les limites de l’Aunis, de laVendée et du Poitou, et précisément en face de la partie de l’Océan qui pénètre le plusavant dans l'intérieur des terres : un canal navigable pour les navires de plus de 200 ton-neaux la met en communication avec, ce golfe. Marans fait un très-grand commerce decéréales : c’est l’un des marchés régulateurs pour le prix des grains.
Trois autres communes populeuses de l'arrondissement de la Rochelle, Saint-Martin,Ars et la Flotte, sont dans l ile de Ré , petite terre qui n’a pas même 74 kilomètrescarrés. Elle est presque absolument nue, dépouillée de grands arbres, mais il n’en futpas toujours ainsi, ün a trouvé dans le sol des restes de forêts, et les noms de plusieurshameaux témoignent de l’existence d'anciens bois ; enfin maint document notarié rappelleles ombrages qui jusqu’à la fin du siècle dernier entouraient encore plusieurs maisons decampagne. Avant l'extrême division du sol, les résidences seigneuriales avaient chacuneleur bosquet, symbole de richesse et d'indifférence au gain ; de nos jours, la terre a pristrop de valeur pour que le paysan ne l'utilise pas aux petites cultures. C’est que Ré estune île de travailleurs. Quatre fois plus peuplée que le reste de la France en proportion deson étendue, elle maintient tous ses habitants dans une certaine aisance, non par les béné-fices du commerce ou de l’industrie, mais par l'exploitation directe des eaux marines,des marais et d’un sol qui pourtant semblait se prêter de très-mauvaise grâce à l'agri-culture. La mer donne le poisson, les huîtres ! , des coquillages en abondance, les maraissalants fournissent un sel très-recherché par les pêcheurs d’Islande et de Terre-Neuve ; laterre produit de l’orge, des fruits excellents, des primeurs et surtout du vin en grandeabondance. Mais ce vin, de même que celui d'Olcron, garde toujours quelque chose del’odeur du « sart », ou goémon que les vignerons emploient comme engrais 3 .
La partie orientale de l'ancienne province de Poitou , unie à quelques districts duBerry, ainsi qu’à un fragment de la Touraine, constitue le département de la Vienne ,qui appartient en effet presque entièrement au bassin de cette rivière; cependant laCharente traverse le département à son extrémité méridionale, et la Dive du Nord,sous-aftluent de la Loire par le Thouct, arrose une partie de l’arrondissement de Lou-dun. La Vienne n’est pas une des riches contrées de la France : même comme départe-ment agricole il n'est pas dans les premiers rangs, et si ce n'est à Châtellerault , l'in-dustrie proprement dite y est peu active. La population de la Vienne est d'un tiers environ
1 De Quatrefages . Souvenirs d'un naturaliste.
2 Industrie de l’ostréiculture dans l’ile de Ré en 1875 : 5,000 parcs, 35,000,000 d’huîtres.5 Communes les plus importantes de la Charente-Inférieure en 1872 :
Rochefort.
. . 28,500 hab.
Marenncs.
. . 19,500
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Marans.
. . 4,300
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Saint-Jean-d’Angéiy. . . .
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. . 5,250
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Le Château d’ülerou. . . .
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. . 4,950
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Pons.
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Saint-Savinien.
. . 5,200
»
. . 4,700
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Ars en Ré.
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