NOUVELLE GEOGRAPHIE UNIVERSELLE.
présente le plus d’individus ayant le vieux type normand . grands et forts,ils ont les cheveux d’un blond pâle, le visage allongé, les yeux d’un bleuclair 1 .
Des massifs et des chaînes de collines, assez élevées pour offrir en cer-tains endroits l’aspect de montagnes, limitent au sud la région de labasse Normandie. Les hauteurs du Perche, au nord de Mortagne , formentun premier massif, assez important au point de vue hydrographique,puisque la Sarlhc, l’Iïuisne, l’Urne, la Dives , la Touques, la Ilille, l’Avre etl’Eure y prennent leur source. A l’ouest de la dépression où passe le che-min de fer d’Alençon à Caen , s’élève un deuxième massif, le plus haut detoute la France du nord-ouest. deux de ses sommets, dans la forêt d’Eeouveset dans celle de Multonne, atteignent l’un et l’autre une altitude de417 mètres. C’est là que l’ossature de granit et de roches anciennes com-mence à percer le manteau de strates jurassiques, crétacées et tertiairesqui la recouvre dans les bassins de la Loire et de la Seine . A l’ouest, dece massif angulaire, toute la contrée est de granit et de roches paléozoïquesjusqu’aux promontoires extrêmes de la Bretagne .
Les monts d’Alençon ont pu être appelés «Suisse normande », à cause dela diversité de leurs groupes et de leurs chaînons entremêlés; mais à l’ouestla formation des collines devient très-régulière : la forêt d’Andaine, quiporte la ville de Domfront sur un de ses promontoires, est un véritable rem-part, coupé, il est vrai, en fragments par les affluents de la Mayenne quiprennent leurs sources au nord de la chaîne. Au delà, ee mur lève au nord,du côté de la Sée, un front presque rectiligne et se termine par la col-line d’Avranches . Sur le versant maritime, les chaînons détaches de l’a-rête principale se ramifient entre les vallées du ÎSoircau, de la Dromme,de la Tire : ce sont les collines du Bocage normand, si charmantes par leursbouquets de hêtres et leurs vergers. Bans la péninsule même du Cotentin ,les hauteurs sont presque toutes déboisées ; le pays doit sa principale beautéà la mer qui en assiège les caps et dépose à leur hase de larges grèves.
A l’est du Bocage, la région de la plaine, arrosée par l’Orne, la Dives et laTouques, esL par excellence le pays des « herbages » : on se croirait enAngleterre. Le pays du Bessin , dont les roches de formation jurassiquebordent le littoral à l’est de la Vire, appartient à la même région ; il secompose partiellement d’anciens marais que la culture a consolidés. Lesimmenses prairies d’Isigny rappelleraient la Hollande si elles n’étaientcoupées de distance en distance par des rangées de saules, de peupliers, de