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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
d’une singulière pureté de contours, où les rivières sont disposées commedes rayons dont le centre serait Paris et dont la courbe serait la ligne delaite des terrains jurassiques, de la Bourgogne aux Ardennes . Ce quart decercle, qui forme la partie de beaucoup la plus considérable du versant dela Seine , est le côté non dégradé de la région géologique connue sous lenom de bassin de Paris . Considérée dans sa plus large extension, c’est-à-dire des granits des Vosges à ceux de la péninsule armoricaine et du PlateauCentral, cette région est le bassin modèle, le type par excellence à cause dela régularité avec laquelle se sont déposées les couches diverses de terrains 1 .Pour bien faire comprendre l’ensemble du bassin parisien, des géologuesen ont comparé les formations successives à une série de vases emboîtés.
Cette disposition des couches facilite le passage des eaux dans les pro-fondeurs : partout où des argiles étanches s'opposent à la descente duliquide, celui-ci s’étale en nappes souterraines pour gagner les parties
N° 1S2. — COITE I)U DASSIN PARISIEN.
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les plus creuses du bassin. 11 a donc été possible de faire rejaillir à Paris , aumoyen de forages, des eaux provenant de pluies tombées sur les craies de laChampagne . Ainsi que l’ont démontré les recherches de M. Delesse, la Seine coule au-dessus d’autres Seines profondes, sans compter celle dont le puitsartésien de Grenelle prouve'également l’existence à plus de 500 mètres au-dessous des nappes supérieures. Les étangs, les lacs reposent eux-mèmes surd’autres lacs. Ainsi celui d’Enghien est contenu dans une sorte de vasqueformée par une couche de marne imperméable, au-dessous de laquelle sé-journent d’autres nappes d’eau descendues des collines environnantes. Dansles campagnes riveraines du lac, on utilise ces eaux de filtration en perçantla couche de marne; les eaux s’élancent aussitôt jusqu’à un niveau supérieurde plus d’un demi-mètre à celui de l’étang, et servent soit à l’irrigation desjardins, soit à l’entretien de cressonnières d’un assez grand produit 2 .
' Cuvier, Brongniart, Élie de Beaumont et Dufrénoy.
3 Amédée Burat , Applications de la géologie à l’agriculture, p. 41.