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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
Areuse, affluent du lac de Neuchâtel, reçoit à l’ouest les eaux de la combede Saint-Sulpice, ouvert comme un cirque à gradins, puis se continuant aunord, à la base d’escarpements abrupts, semble devoir se terminer brus-quement auprès d’un rempart qui s’élève à l’est; mais l’action continue deseaux et des intempéries et les écroulements de la roche ont fait céder cettemuraille; une brèche s’est ouverte, brèche inégale où le torrent, rejeté d’unpromontoire à l’autre, s’enfuit en rapides et en cascades, bien au-dessous dela roule et du chemin de fer suspendus au flanc de la montagne. Tout àcoup les parois méridionales des rochers qui forment la cluse font place à
X° II. — VAI, DE TRAVERS.
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p à - B r e v i n
• Emposict,
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un cirque d’effondrement, énorme demi-cratère de plus d’un kilomètre delarge et de 500 mètres de profondeur : c’est le Creux-du-Yent. L’étude durelief géologique montre que c’est une ancienne combe, en partie réunie àla cluse de l^Reuse. Au nord du Val de Travers , une autre vallée, quisemblerait devoir eu être la continuation naturelle, présente un aspect toutopposé : c’est un large bassin régulier, d’où les eaux courantes ont disparu ;il n’y reste plus que des tourbières et des marécages. Dans une région depeu d’étendue on peut donc voir à la fois, sous tous leurs aspects divers,une vallée vivifiée par les eaux courantes, une vallée «morte », une comberuinée et les tortueux défilés d’une cluse.
En maint autre district du Jura suisse , les murs parallèles de la monta-