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NOUVELLE (îÉUGKAI’IlIE UNIVERSELLE.
Alpes, dans les vallées du Tessin et de ses tributaires, le elioc des ventschauds du midi sur les froides montagnes a pour conséquence une préci-pitation d'humidité plus forte encore; elle dépasse 5 mètres dans lesannées pluvieuses.
Proportionnellement à la superficie du territoire, la Suisse est le paysd’Europe qui reçoit le plus d’eau de pluie et la rend à la mer en plus grandeabondance. Ses fleuves, qui coulent au nord, à l’ouest, au sud, vers l’Alle-magne, la France et l’Italie , représentent ensemble une masse d’eau quatrefois plus grande, à surface égale, que le territoire français , pourtant fortbien arrosé, n’en verse à la mer. Outre ses fleuves, qui vont porter lafécondité dans les pays environnants, la Suisse possède, nous l’avons vu,l’énorme réserve de ses eaux lacustres et celle des glaciers qui s'étendentsur les montagnes.
En Suisse, de même qu’en France et en Allemagne , le mouvement gé-néral des vents se fait du sud-ouest au nord-est et du nord-est au sud-ouest.Le courant polaire et le courant équatorial luttent pour la prépondéranceavec des alternatives diverses. s de montagnes et de
vallées, les obstacles placés en travers de la marche régulière; des vents,font dévier de mille manières les courants atmosphériques. Le vent peutêtre extrêmement violent sur les cols, tandis qu’en bas, dans la vallée, l’airest calme ou se meut en sens inverse. Il n’est pas rare de voir le vent dunord pénétrer dans une vallée par le midi, ou celui de l’ouest par l’orient.D’ailleurs, toute vallée bien encaissée entre deux parois de montagnes nepeut être balayée par l’air que d’aval en amont ou d’amont en aval ; ainsile Valais ne connaît d’autres vents que ceux de l’ouest et de l’est ; la valléedu Rhin, de Coire au lac de Constance, et celle du Tessin, du Saint-Gothard au lac Majeur , 11e sont parcourues que par les Ilots aériens du nord et dusud.
La loi générale de balancement qui fait osciller les courants atmosphé-riques, des plaines vers les sommets des montagnes pendant la chaleur dujoui', et des monts vers le bas des vallées pendant les nuits et les matins,a été constatée dans toutes les parties de la Suisse , et notamment, sur leslacs, où les besoins de la navigation font observer régulièrement ces phé-nomènes. Lorsque de grands courants généraux 11e viennent pas troubler lejeu normal des brises, lèvent afflue toujours l’après-midi de la partie infé-rieure du lac, parce que les rayons solaires créent alors un foyer d’appelsur la cime des monts; la nuit, le vent redescend des montagnes subite-ment refroidies. Seulement, dans chaque bassin lacustre, les conditions di-verses du relief, de l’exposition, du climat, ont pour conséquence d’avancer
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