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Livre III. L'Europe Centrale.
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PLUIES ET VENT, LE FÙ11N.

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ou de retarder l’heure à laquelle on observe le rebroussement des brises.Ainsi, dans le canton du Tessin , dont les montagnes abruptes présententdirectement leurs pentes aux rayons du midi, c’est à onze heures du matinque la brem ou brise d’aval commence à remonter vers les hauteurs, et lecourant descendant reflue parfois dès le soir même. Sur les lacs de Zurich etde Constance, dont les vallées s’inclinent vers l’ouest, et que dominent desmontagnes moins hautes, moins exposées à l’ardeur du soleil, tous lesmouvements atmosphériques sont retardés de quelques heures.

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UNE CABANE 1>U CLUB ALPIN; VUE DE L ALTELS ET DU GSPALTKN110RN

Dessin de Fr. Schrader, d’après une photographie de M. Beck, membre du CJub Alpin

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Le vent qui apporte les changements les plus rapides dans la températureet l’équilibre général de l’atmosphère, est le célèbre fôlin, le favonius desLatins . Ce courant, à la fois bienfaisant et redoutable, est un grand sujetd’étude et de discussion pour les météorologistes. Les uns, avec Dove etMiihry, le considèrent surtout comme le contre-courant tropical des ventsalizés; les autres, avec Escher de la Linth et Desor, y voient un vent duSahara dévié un peu de sa course vers le nord-est, sous l’influence d’unedépression barométrique dans l’Europe occidentale ; le fait est que pendantle fôhn du 25 septembre 1866, étudié par M. L. Dufour avec une étonnantesagacité, les conditions météorologiques de l’Algérie ont coïncidé d’une ma-nière remarquable avec celles de la Suisse : la même tempête sévissait sur

III.

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