GROTTES DE LA PIUKA, LAC DE ZIRKNITZ.
275
la cime boisée. Les habitants de sept villages, disposés en demi-cercle au-tour de la plaine lacustre, liraient, alternativement leur subsistance de lapèche, de la chasse et de la culture des terres émergées. Plus de quatrecents entonnoirs de 10 à 18 mètres de profondeur s’ouvrent au fond dubassin et, suivant les saisons, semblent avaler ou dégorger les eaux, parfoismême avec un bruit de tonnerre, quand des masses d’air emprisonnéesdans les galeries profondes cherchent violemment une issue. Mais de nosjours le régime du lac est devenu beaucoup plus régulier : les galeries
N® 87. — LAC DK ZlItK.NITZ.
Zirfcnil
MnrU'n sba<
^Q l UnU*p Secdorf •
(Htolc -
F. .
Ci'uvc par Krlwird
Echelle «le 1 ! n.Vooo
o j K’il.
tortueuses du rocher par lesquelles s’écoulait le trop-plein des eaux de crueont été remplacées par une tranchée où des pompes à vapeur versent l’eausurabondante : l’agriculture a pu s’emparer définitivement de la plaine.
Jadis les campagnes basses dont la capitale de la Carniole occupe l’issuedu coté de la Save, et qui n’ont pas moins de 2ÔÜ kilomètres de superficie,étaient un autre lac de Zirknilz, alternativement inondé et désempli. Auxapports de la rivière l’nz, sortie de la grotte de Planina, se mêlaient dansla plaine les eaux de nombreux vomiloires appelés « fenêtres du lac » parles indigènes. Lorsque toute cette masse liquide jaillissait du fond à travers