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Livre III. L'Europe Centrale.
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fragments bizarrement enchevêtrés. Le pays est pins sauvage, et les cimes,parmi lesquelles trône la Bahia-Gora on Montagne des Femmes, que l’ondit ressembler à une femme accroupie, se dressent à une plus grandehauteur. Le voisinage du massif principal s’annonce déjà. Ce massif, leTaira, s’élève presque isolément à près d'un demi-degré au sud de la ligneque décrirait la courbe normale des Carpales, entre le cercle des valléesque lui forment à l’ouest la Vâg et l’Arva, à l’est le Poprad et le Douajec(Dunajeez). Si ces rivières se trouvaient obstruées à leurs délilés de sortie,

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les eaux s’élèveraient peu à peu en un lac circulaire autour de la base dumassif; seulement un isthme de terres liantes, le plateau de la «HauteForêt », qui s’élève à près de 100 mètres au-dessus des bassins de la Aâg etdu Poprad , — à 900 mètres au-dessus de la mer, — relierait le Taira auxmontagnes de l’intérieur de la Hongrie . Au nord, le seuil des « MaraisNoirs », qui réunit actuellement plutôt qu’il ne sépare les bassins du l)o-najee et de l’Arva, serait, comme les vallées des rivières elles-mêmes, recou-vert par les eaux lacustres.

Quoique dépassant les monts environnants de 1,500 à 1,800 mètres, le