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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE
nombreuses rivières « mortes », lacs, étangs, marécages, bancs de vase,restent épars dans la campagne et rappellent les anciens circuits de laTisza . Sous l’empire de fausses idées, qui nulle part ne devaient avoirde plus funestes résultats qu’en Hongrie , on a cru qu’il suffirait de couperles méandres du fleuve, de rectifier son lit, de le border de digues dites« insubmersibles » pour reconquérir définitivement près d’un milliond’hectares de terres et pour faire disparaître les fièvres malignes qui s’éle-vaient en été des boues stagnantes. Jadis, les propriétaires de chaque co-
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mitât, soucieux de leurs seuls intérêts, ne poursuivaient qu’un but par lacanalisation de la Tisza , celui de débarrasser leur propre territoire de l’excé-dant des eaux, dût même cette masse liquide surabondante aller nover lescampagnes voisines du Danube . Les grands travaux entrepris plus lard sousla direction de l’ingénieur Yâsârhelyi avaient, il est vrai, le mérite d’êtreconçus suivant un plan d’ensemble, mais le danger des crevasses est tou-jours imminent, et l’accumulation des eaux dans la partie inférieure dubassin de la Tisza est devenue inévitable à cause de l’accroissement de lajiente et de la plus grande vitesse du flot de crue.
La canalisation du fleuve hongrois n’a donc point diminué le péril des