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inondations; an contraire, elles sont devenues plus funestes et s’étendentsur des espaces plus considérables ; de vastes terrains ont été conquis àl’agriculture, mais au détriment de territoires plus grands et plus utiles.Les conditions hydrographiques toutes spéciales de cette partie du bassindanubien obligeront tôt ou tard les ingénieurs à prendre des mesures desalut moins trompeuses en donnant à la zone prévue de l’inondation unelargeur beaucoup plus considérable 1 .
Endiguée comme la Loire et le Pô, la Tisza n’est plus cette rivièreerrante et libre qui rappelait les lleuves du Nouveau Monde; elle n’a plusla végétation spontanée de ses rives, ses nuées d’oiseaux aquatiques, et lespoissons, dont l’un est le fameux sterlet, fournissant, comme celui de laRussie , un excellent caviar, ne forment plus comme autrefois « le tiers del’eau ». L’étude géologique de la Hongrie montre qu’à une époque relati-vement récente la Tisza coulait en moyenne à cent kilomètres à l’est de-son lit actuel; au sortir des montagnes qui forment l’angle nord-orientalde la grande plaine, elle ne se développait point au nord-ouest, puis àl'ouest, avant de descendre vers le Danube ; elle se dirigeait aussitôt versle sud, en longeant la base occidentale des monts de Transylvanie . Maisc’est du côté de l’est que lui viennent tous ses grands affluents, poussantdevant eux, suivant une pente rapide, leurs cailloux et leurs sables : laSzamos, les trois lvôros, la Maros , travaillent de concert à déplacer laTisza vers l’ouest, en y laissant leurs détritus et en imprimant à ses eauxune impulsion dans le sens de leur propre courant. Sous l’intluencc deces causes, la rivière n’a cessé de se porter vers l’occident; la rive droite,constamment érodée, est partout plus haute que la rive gauche, com-posée de terres d’alluvion, et les villes du rivage occidental, notammentSzeged et Csougrad, sont obligées de reculer de siècle en siècle devantle flot rongeur. 11 est vrai que, dans la partie méridionale de son cours,la Tisza , recevant la puissante impulsion des eaux danubiennes, tend aucontraire à se rejeter vers l’est, et même, depuis l’époque romaine, elle asensiblement progressé dans celte direction. Lors des campagnes de T’rajanet de Dioclétien, le plateau de Titel se trouvait à l’est de la Tisza , et lesRomains y avaient établi des fortifications avancées contre les Daces ; puisce plateau devint une île, et maintenant il est complètement à l’ouest dela rivière. Mais en amont de cette partie de son cours, le déplacement du
: Longueur des digues de la Tisza en 1872.1,250 kilomètres.
Raccourcissement du lit fluvial. 460 »
l'ente, en aval de Tisza -Ujlak.0“,00G1 au lieu de 0“",0041.
Dépenses d’établissement. 65,000,000 fi.
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