NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSEL[,E.
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c’est celui qui est exploité en plus grande quantité; cniin les amas plusprofonds donnent le tzibtk, c’est-à-dire un sel très-pur, et qui d’ordinaire sedivise facilement en lamelles. Le bois fossile se rencontre dans les amas despiza à l’état carbonisé, et souvent avec ses feuilles et ses fruits, mais très-facile à reconnaître; dans le spiza, on ne trouve guère de fragment de selabsolument privé de ces débris organiques. Le sel contient aussi un grandnombre de coquilles de diverses grandeurs, appartenant toutes à des âgesmodernes de la planète. L’odeur que répand le sel de Wieliczka , à la sortiede la carrière, est précisément celle que produit la décomposition des mé-duses rejetées sur les plages 1 2 3 * . Depuis le milieu du onzième siècle, époqueà laquelle commencèrent les premières excavations, on a foré dans les con-ciles près d’une centaine de puits, et les galeries, disposées en trois étagesprincipaux et en paliers secondaires, se ramifient et s’entremêlent diverse-ment jusqu’à la profondeur de 512 mètres, soit à 57 mètres au-dessous duniveau de la mer. L'intérieur de la mine principale représente un immenseédilice avec ses chambres, ses corridors, ses cours, ses bassins, ses escaliers,ses avenues de colonnes en bois, scs étais en maçonnerie et ses piliers desel laissés en place pour le support des voûtes 5 . .Malheureusement, les popu-lations d’ouvriers qui s’agitent dans les profondeurs de la mine ont eumaintes fois à souffrir de terribles accidents : souvent l'incendie a détruitles échafaudages; d'énormes écroulements ont eu lieu; des salles entièresont disparu; enfin, en 1808, des travaux imprudents ont crevé les paroisd'un lac souterrain et plusieurs galeries ont été noyées. Quoique partielle-ment ruinées pour un temps, les mines de Wieliczka ont continué de four-nir près de moitié de tout le sel extrait de la terre, de la mer et des sources,dans les provinces austro-hongroises".
La zone des terrains salifères se prolonge au sud en Rukovine et en Rou-manie, pour former ainsi à la base des Carpates un vaste demi-cercle, fortcurieux au point de vue géologique. Les sources thermales sont, il est vrai,très-nombreuses en Galicie ; Szczaxvnica, la petite et gracieuse ville de bainsdu liant Runajec, Krynica, Zegesléw sont très-fréquentées ; mais la plupartdes eaux thermales, même les plus efficaces, restent encore sans utilité.Les fontaines d’asphalte et de pétrole, jaillissant de la base des Carpates enplus grande abondance que dans toute autre partie de l'Europe , sont lessources minérales dont on s’entretient le plus et qui attirent les visiteurs
1 Beudant. Voyage minéralogique el géologique en Hongrie , t. II, j>. I li et suiv.
3 Production des salines de Galicie en 1875.. 151 500 ton.
» totale des mines, des salines et des marais salants de l’Austro-IIongrie. 282,240 a