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sidérables se fait graduellement sentir jusqu’aux frontières d’Asie . On a con-staté que sur les lignes de la Galieie le commerce de transit se porte prin-cipalement dans la direction de l’est à l’ouest : la cause en est à la ferme-ture des ports de la Russie par les glaces de l’hiver; il faut alors que lesdenrées de l’Ukraine soient expédiées vers l’Europe occidentale par les che-mins de fer de la Galieie 1 .
La capitale de la contrée, où l’accroissement du trafic et de l’industrieamène une population de plus en plus nombreuse, est nommée Leopol,d’après son fondateur Léo, qui la bâtit en 1259; mais elle est plus connuesous le nom polonais de Lwôw ou sous la désignation allemande de Lemberg(Leonberg, montagne de Léon). Elle occupe une position centrale dans lagrande dépression du nord des Carpates, entre les bassins du Dniestr , de laAislule et de son affluent le Bug, mais elle n’a point dans son voisinage im-médiat de cours d’eau navigables; entre les coteaux arrondis, à pentes modé-rées, qui ondulent dans cette partie du territoire galicien, serpentent seule-ment quelques ruisseaux et se montrent des étangs, de petits lacs même,reflétant dans leurs eaux les grands massifs de verdure; mais tout le mouve-ment commercial doit se faire par les routes et les trois chemins de 1er quiconvergent vers la ville. Lwôw , devenue par sa population agglomérée la qua-trième cité de la monarchie austro-hongroise, n’était naguère qu’un bourgfortifié de peu d’étendue : l’ancienne ville, encore parfaitement distincte etséparée des autres quartiers, groupe ses maisons autour de la place ouring qu’embellissent les façades de plusieurs édifices publics; elle cou-vre seulement 25 hectares de superficie, tandis que les faubourgs, s’éten-dant au loin dans la campagne, occupent l’espace énorme de plus de 52kilomètres carrés : c’est plus (pie toutes les autres villes de l’Austro-Ilon-grie, à l’exception de Vienne et de quelques-uns des prodigieux villages dela puszta magyare . C’est dans l’ancienne ville que se trouve l’université; lemusée national d’Ossolinski, renfermant une riche bibliothèque et des col-lections diverses, est dans la ville neuve.
La belle Craeovie, moindre que Lvvow par l’importance commerciale, estbeaucoup plus remarquable par ses monuments et par son histoire. Craco -vie fut la capitale de la Pologne jusque dans les premières années du dix-septième siècle, et le nombre de ses habitants était alors presque double dece qu’il est aujourd’hui. Elle resta jusqu’en 1764 la ville du couronne-ment; puis, devenue ville autrichienne lors du partage de la Pologne , elledéchut rapidement ; en 1775, sa population n’était plus que de 16,000 per-
Adolf Lipp, Der Handel nach dem Oslen.