TCHÈQUES ET MGRAVES.
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de Tchèques emploient au service de l’Autriche leur rare talent d’orga-nisation. La masse du peuple s’instruit rapidement; quoique les pavsanstchèques n’aient été affranchis de leutr demi-servage qu’en 1818, ce sontla Bohème et la Silésie qui occupent dans l’empire le deuxième rang aupoint de vue de l'instruction publique 1 : elles ne sont dépassées que parles provinces autrichiennes proprement dites. Les Tchèques, les llanakes,les llorakes ont, paraît-il, des aptitudes toutes spéciales pour l’étude deshautes mathématiques; ils sont également très-portés vers la musique etcomposent avec une très-grande facilité 1 : parmi les artistes contemporains,ce sont les 1 chèques, quoique appartenant à une nation numériquementsi faible, qui ont la majorité absolue, même comparés aux Italiens et auxAllemands 1 ; cependant aucun d’eux n”est au premier rang. L’amour de lamusique, tel est le seul trait de ressem blance qu’ils aient avec ces Tsiganeserrants, auxquels, dans son ignorance, le moyen âge avait donné le nom deBohémiens.
Les véritables Bohémiens de la Bohême, c’est-à-dire les Tchèques, ontcessé presque partout, comme les Allemands eux-mêmes, de porter un cos-tume national, et celui sous lequel paradent quelquefois les étudiants deIVague n’est en réalité qu’un vètemeint de fantaisie: Dans les campagnesde Doinazlice, les femmes aiment encore à se parer de corsets et de mou-choirs rouges à la forme antique et de bas rouges apparaissant au-des-sous de la robe courte, mais c’est la seule partie de la Bohème où sesoient conservées les vieilles modes; il faut aller en Moravie et parmi lesSlovaques de la frontière hongroise pour trouver des indigènes dont lesvêtements ressemblent à ceux des aïeiux. Les llanakes, cultivateurs de lariche plaine que parcourt la Dana, tributaire de la Morava , sont ceux quiportent les habits les plus élégants. Récemment encore, ils avaient presquetous de larges pantalons de cuir jaune, décorés d’arabesques bizarres, nueceinture brodée, un justaucorps de drap richement soutaehé, et portaientsur la poitrine une foule de petits boutons de métal. I n long surtoutde draj) blanc ou un manteau bleu à plusieurs collets complétait le cos-tume. I n chapeau noir, orné chez les jeunes gens de rubans jaunes ourouges, s’élevait au-dessus de leur face ronde, aux joues rebondies, aux che-veux blonds et lisses. D’ailleurs, hommes et femmes ont, comme les Hon-grois , de grandes hottes pour marcher dans le sol argileux, et ce poidsalourdit singulièrement leur démarche. A l’extrémité nord-occidentalede la Bohème, dans le district tl’Eger , on voit encore çà et là quelques
1 G. Kohl, Die Yôtker Europa's .
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