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Livre III. L'Europe Centrale.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

maïs. 11 est certain que île grands progrès sont encore à faire dans cettepartie du travail agricole : en presque toutes les contrées de l’Europeoccidentale , le rendement du grain par hectare de surface est plus considé-rable qu'en Autriche pour une moindre élendue de champs, la Prusse ades récoltes plus abondantes. Cependant, jusqu’à ces dernières années,l’Austro-Hongrie , malgré la faiblesse de sa production relative, qui seraitconsidérée en France, en Angleterre, en Allemagne , comme tout à faitinsuffisante pour la population, exportait encore des grains et des farines àl’étranger. C’est là une preuve qu’une très-notable partie des habitantssouffre en permanence de la disette: grande est la proportion des Roumains,des Polaques, des Slovènes qui doivent se nourrir de grains inférieurs, sanspouvoir même tromper leur faim, tandis que les convois de chemins de feremportent au loin la farine de froment. Pourtant depuis 1872 un mouve-ment de reflux s’est produit et l’importation des céréales a légèrement dé-passé l’exportation.

Parmi les plantes nourricières, l’Austro-llongrie produit aussi la pomme deterre en grandes quantités, et l’on sait avec quel succès elle cultive la vigne,surtout sur les coteaux qui entourent la puszta, dans les environs de A’ienneet sur les côtes de l’Istrie; on sait aussi que le littoral de la Ralmatie,mieux cultivé, pourrait lui donner des vins rivalisant avec les meilleursdu monde. Le versant adriatique donne l’huile d’olive, tandis que lescampagnes du nord, notamment dans les bassins de l’Elbe, de l’Oder etde la Yistule, fournissent la betterave à sucre. Le tabac, le lin, le chanvresont aussi parmi les cultures importantes de l’empire. Enfin l’Autriche et la Hongrie possèdent encore de très-grandes étendues de forets,beaucoup mieux aménagées dans les contrées de l’ouest que dans cellesde l’est, où les bûcherons dévastent les bois, insoucieux de l’avenir. Il est àconstater que dans la répartition des richesses agricoles les provinces de laCisleithanie sont de beaucoup en avance sur celles de la Transleithanie.Quoique moins étendues, elles produisent le double : non que leurs terressoient meilleures, mais elles sont cultivées avec plus de soin et plusd’intelligence. C’est aussi dans la partie occidentale de l’empire qu’il y ale moins de terrain sans emploi 1 : à l’est de la Leitha , ce ne sont passeulement les roches nues qu’on laisse à l’état de nature; de grandes éten-dues qu’il serait facile de conquérir sur les marais ou sur les steppes res-tent encore inutiles. C’est à plus de douze pour cent de la surface de l’Austro-

1 Terrains non cultivés en 1874 :

Cisleithanie, 7.5G pour 100. Transleithanie, IG.89 pour 100.

(Klun, Slaiistik von Oestcncich-l'ngarn.)