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plateau des Ardennes , que le territoire est le [dus inégal, le [dus coupé demontagnes et de forêts, le [dus varié par ses conditions géographiques : c’estaussi la partie de l'Allemagne où le régime féodal a été le plus fort et s’estmaintenu le [dus longtemps, en laissant après lui une foule de petits Etats,qui récemment encore avaient quelques restes de leur indépendance. Ausud de ce dédale de collines et de vallées, dans la grande [daine du hautDanube , une au point de vue géographique, s’était formé un Etat considé-rable, la Bavière, tandis qu'au nord les vastes étendues de l’Allemagne maritime, assez étroites en comparaison de leur longueur de l'est à l’ouest,s’étaient fractionnées en quelques grands domaines politiques; précisémentcelui qui occupait la partie la [dus considérable et la [dus uniforme de la[daine, le royaume de Prusse , a conquis la prépondérance sur les Etatsvoisins [dus morcelés; il s’est accru peu à peu des domaines limitrophes,et, devenu possesseur de toutes les positions stratégiques de l’Allemagne cen-trale, il était déjà virtuellement maître de toute la Germanie lorsque desconventions formelles ont constitué l'empire allemand .
Les divers groupes de montagnes qui divisent géographiquement lacontrée sont assez élevés et couvrent une assez grande largeur du terri-toire [tour avoir longtemps retardé l’imité politique de l’Allemagne ; maisils n’étaient pas un obstacle suffisant pour arrêter les migrations du peuplelui-même et pour isoler les habitants du nord et du midi en deux sous-races très-distinctes. Sans doute il y a de grands contrastes : d’un coté sontles [daines qui s’étendent à perte de vue, les prairies, les bruyères et lestourbes; de l’autre sont les hautes montagnes, les plateaux, les torrents etles lacs, mais l’Allemand du nord n’en ressemble pas moins d’une manièreétonnante à celui du sud. Si l’on ne tient pas compte des détails et des dif-férences secondaires, on reconnaît que Prisons , Mecklembourgeois, Poméra-niens, ont de singulières analogies dans les mœurs, l’histoire, l’état social,avec les Bavarois, les Tiroliens, les peuples de la Styrie . Au nord comme ausud de l’Allemagne subsistent encore des populations ayant conservé unreste de leur ancien groupement par races et par tribus ; des deux côtés sesont maintenus les vieux dialectes et les vieilles coutumes ; la division tradi-tionnelle en castes distinctes n’est point effacée, et çà et là le fanatisme re-ligieux persiste dans son ardeur d’autrefois. L’Allemagne du milieu, laThuringe surtout, le pays des collines et des forêts, des chaînes de mon-tagnes entrecroisées et des massifs isolés ou rayonnants, la zone accidentéeaux nombreux contrastes naturels, est la contrée où s’est faite la transitionentre les grandes plaines du nord et les grandes montagnes du midi. La vieindustrielle, sociale et politique y est intense; les changements s’y font de