anciens habitants i>e l’allemagnk.
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Les diverses trouvailles laites dans les grottes, les tourbes, les buttes l'u-néraires ne pouvaient donner de résultats probants à l’égard de la raee desanciens habitants de l'Allemagne , tant qu'on ignorait quels étaient les ca-ractères distinctifs de l’Allemand . Récemment encore, on admettait sanspreuves que les Allemands étaient un peuple dolichocéphale ou « à tèteallongée » ; mais les mesures exactes ont démontré que la proportion deshommes à tète large et courte est très-considérable en Allemagne et mêmetout à fait prépondérante en plusieurs districts. Les Frisons, que M. Virchow considère comme les plus purs des Allemands à cause de leur isolementsur une cote défendue par des marais, ont une tète à la fois large et haute,mais relativement peu allongée 1 . D'une manière générale, on peut direque les dolichocéphales dominent dans l’Allemagne du Nord, tandis que lesbrachycéphales sont beaucoup plus nombreux dans l'Allemagne méridio-nale, où se sont faites les grandes migrations des Gaulois par la vallée duDanube .
Chose rem; _ , on cherchait encore naguère la description physique
des Allemands dans les écrits des auteurs latins, plus (pie dans l’étude com-parée des Allemands eux-mèmes. 11 était convenu, pour ainsi dire, que leursyeux sont bleus et leur chevelure blonde ou d’un rouge ardent. Or desobservations simultanées, faites dans toutes les écoles de l’Allemagne , per-mettent maintenant de juger en connaissance de cause. Si l’on prend lesblonds aux yeux bleus et au teint clair comme les représentants du vraitype germain, un peu moins d’un tiers des enfants (52.20 pour 100) sontîle purs Allemands ; mais il faut tenir compte de ce fait que, si l’on eûtcomparé des hommes faits et non des adolescents, la part des bruns auraitété d’un dixième au moins plus considérable. La différence est grande dunord au sud; car, si l’on trouve en Prusse une proportion de plus de 55 en-fants sur 100 pour le type allemand , elle est seulement d’un peu plus de20 en Bavière ; en Alsace-Lorraine, où, par des raisons politiques, on aprétendu voir un pays complètement germain, la proportion est moindreencore : c’est là que, dans l’ensemble, le type s’éloigne le plus de celui duTeuton à la chevelure blonde. Dans un autre pays annexé à la Prusse, leSchleswig-Holstein , d’où partirent tant de conquérants, lors de la migra-tion des peuples, les blonds sont le plus fortement représentés. Les massifsde montagnes qui, de la Bohème au Rhin, partagent l’Allemagne en deuxmoitiés, forment à peu près la frontière entre les Allemands à teint clairet ceux de peau foncée. On a constaté que le long des grands fleuves, le
1 Sassc, Crânes des Frisons (Revue d'anthropologie).
ni.
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