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Livre III. L'Europe Centrale.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

bourg industriel de llouley (Bolchen), situé en aval du conlluent de la Medfrançaise et de la Med allemande, tout près de. l’ancienne frontière.

Metz , la capitale de la province annexée et naguère le chef-lieu du dé-partement de la Moselle , est une vieille cité gardant encore le nom qu’elleavait antérieurement à l’époque romaine, quand elle était la ville des Mé-diomatriccs. Elle est fort bien située dans une plaine très-lertile, auconlluent. de la Moselle et de la Seille, dont les eaux réunies portent déjàdes bateaux de commerce. Metz devait aussi à sa position dans une pres-qu’île, entre deux cours d’eau bordés de prairies basses, l’avantage de pou-voir se. défendre facilement contre les attaques du dehors. Ces attaques nedevaient point manquer à une ville placée, comme Metz , sur la limite d’unefrontière débattue entre deux peuples différents par la race et par la lan-gue. On sait avec quel héroïsme et quel succès François de Guise la défenditen 1552 ; on sait aussi comment, en 1870, elle fut livrée avec les 170,000hommes qu’y avaient rejetés les sanglantes batailles de Mars-la-Tour, deRezonville, de Gravelotte, de Sainl-Privat.

Quand elle appartenait encore à la France, Metz était déjà une forteressede premier ordre, et depuis qu'elle est tombée au pouvoir des Allemands ,une armée d’ouvriers, évaluée à 4,000 hommes en moyenne, n’a cessé detravailler à l’accroissement des fbrliticalions. Le grand camp retranchéformé par la série des forts extérieurs a 24 kilomètres de circonférence, etd’autres ouvrages, qui se trouvent encore en dehors de ces retranchements,en augmentent la puissance défensive; quelques batteries sont protégéespar des coupoles en fer comme celles des vaisseaux blindés ; un réseaude chemins de fer intérieurs se reliant aux voies ferrées du commerce,et construits beaucoup plus pour les mouvements des armées que pourla facilité des échanges, réunit tous les forts et permet, à la nombreusegarnison d’ètre, pour ainsi dire , présente à la fois sur tous les ^ smenacés. Quant, à la ville, enfermée dans ses murs et scs bastions, ellea gardé l’aspect, mais non la libre animation d’autrefois : ses rues sontétroites et tortueuses ; des ponts inégaux traversent les deux rivières ; beau-coup de maisons sont noires et déjetées; mais, comme Strasbourg, Metz possède une belle c ’ à ogives du quinzième et du seizième siècle,

« ouverte en quelque sorte au jour » et où « la pierre n’est pour ainsi direque l’accessoire de verrières enveloppant la grande nef, les verrières etle chœur comme d’une muraille transparente 1 ». La promenade om-breuse de l’Esplanade remplace une ancienne citadelle ; sur les places

Adolphe Joanne, Vosges et Ardennes .