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sont disséminées dans les limons du loess 1 * . Le fleuve actuel n’est plus deforce à transporter de pareilles masses de pierres, mais il n’a point cesséde rouler des galets sur le fond de son lit et de tenir des sables suspendusdans ses eaux. On a calculé que le lit du llliin, à Gcrmershcim, contient1,000 mètres cubes de cailloux par mètre de longueur et que dans l’annéeil entraîne tous ces débris à 275 mètres de distance; en outre, la quantité delimon emportée par le Ilot serait en cet endroit de 1,944,000 mètres cubespar an L D’après M. Daubrée, la proportion de la vase contenue dans le Rhin devrait être évaluée seulement aux deux tiers du chiffre indiqué par lesingénieurs allemands : elle varierait en moyenne de cinq millionièmes àun millième seulement ; par an, cette niasse de fines alluvions transportéessuffirait à former un cube de 104 mètres de côté, représentant pour lebassin supérieur du Rhin, au-dessous des lacs suisses , une ablation moyennede six centièmes de millimètre. Parmi ces débris se trouvent, on le sait,quelques petites parcelles d’or, que recherchaient naguère des centainesd’orpailleurs, mais qui ne suffisent plus à payer l'ouvrier de ses peines. Larichesse moyenne du sable rhénan, entre Kehl et Philippsburg , est évaluéeseulement à 8 billionièmes, proportion minime, qui représente néanmoinsune valeur totale de plusieurs centaines de millions. En 1850, on en retiraitencore de 40,000 à 45,000 francs par an, gagnés surtout par des ouvriersbadois 3 .
Quoique échappé à la région des Alpes et du Jura et roulant déjà 1,000mètres cubes d’eau par seconde, le Rhin garde encore ses allures torren-tielles au grand tournant de Râle et dans tout le parcours de la plaine alsa-cienne et badoise 1 . Ses eaux violentes se heurtent alternativement à l’une età l’autre rive, rongeant les berges d’un côté, déposant de l’autre des allu-vions ; le lit se déplace de méandre en méandre, se divise en bras secon-daires qui s’élargissent, puis se rapprochent de nouveau et s’entrecroisenten laissant entre eux des îles dont les contours changent suivant la direc-tion du courant et la hauteur des crues. Des marécages, des lits tempo-raires, d’anciennes coulées en partie comblées par les vases, bordent lefleuve à droite et à gauche et le séparent des terres complètement assé-
1 Daubrée , Description géologique et minéralogique du Bas-Rhin.
- Grebenau , der Rhein vor und nach seiner Regulirung ; — Hochstetter, Allgemeine Erdkunde.
3 Daubrée , Description géologique et minéralogique du Bas-Rhin.
i Débit du fleuve, d’après Desfontaines :