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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
rivières à bras tendu et prend la ligure d’un chêne
» Cette forme des vallées
du grand cours d’eau, de même que le défilé, prouve seulement une chose :c’est que le Rhin et ses affluents n’ont pu, dans leur traversée des monta-gnes, modeler leurs bassins; plus liant, dans la plaine alluviale de l’Alsace et de Bade, le Rhin , remaniant à son aise les sables et les galets de sesrivages, a pu entraîner vers l’aval tout son cortège de rivières.
Au nord du bassin de Cohlenz, où d’autres moindres cours d’eau viennents’unir au Rhin déjà gonflé par la Lalm et la Moselle , le lleuve entre dans unnouveau défilé, celui d’Andernach ; mais ce passage est moins âpre quele Trou de Bingen, les déclivités des coteaux sont plus douces, et laissentà leur hase, de distance en distance, de plus larges bassins de champs et deprairies ; les hauteurs s’écartent peu à peu, et bientôt le fleuve entre dansl’ancien golfe qui est devenu sa plaine basse : il reçoit encore quelquesrivières, Sieg, Ruhr , Lippe, et quand il se recourbe vers l’ouest, en amontde son entrée sur le territoire néerlandais et de la bifurcation de son delta,il a déjà toute la masse d’eau qu’il doit verser à la mer 2 . Dans celte partiede son cours, le Rhin n’est pas moins errant que dans la plaine d’Alsace etdu Palatinat : de toutes parts ses anciens méandres ont laissé des traces dansles campagnes riveraines, et même entre Düsseldorf et Crcfeld on voit unancien lit du Rhin qui se dirige au nord-ouest pour aller rejoindre la Meuse au sud de Cleve. Il a été constaté par les mesures rigoureuses faites depuisplus d’un siècle sur le niveau moyen des eaux du fleuve, que leur portée asensiblement diminué. De 1770 à 1855, la diminution a été d’environ40 centimètres à Emmerieh, sur une profondeur totale d’un peu plus de5 mètres 3 4 . Tandis que la moyenne de la portée du lleuve à Germersheim aété de 1,292 mètres cubes pendant la période écoulée de 1840 à 1855, ellen’a été que de 1,007 mètres entre 1854 et 1807 l .
Dans l’Allemagne du sud, les monts de la Forêt-N'oire (Schwarzwald )sont le premier massif qui limite à l’est le bassin rhénan. C’est un frag-ment géologique de l’ancien système de montagnes dont les \osges sontl’autre moitié et que des fentes, ouvertes du nord au sud, ont eu pour
1,125 kilom.
251,790 kilom. carrés.2,210 mètres cubes.