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Livre III. L'Europe Centrale.
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kaiserslautern, landau.

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est celui du fameux Franz von Sickingen , qui mourut en le défendant : sonmanoir était Tune des citadelles de la Réforme; Ulrich de lliitten s’v tintlongtemps caché et de là sortirent quelques-uns des écrits qui firent le pluspour changer l’ancien ordre de choses.

Zweihriicken, plus connu en France sous le nom de Deux-Ponts , est unedes villes de la frontière du Palatinat qui ont été le plus fréquemment dis-putées; elle appartint même aux rois de Suède , de 1054 à 1710. On luidonna le surnom de « petit Paris », qu’elle mérita en partie comme centred’études, puisque le duc Christian IV y commença, vers le milieu du dix-huitième siècle, la publication des célèbres éditions des classiques ditesBipontinx, du nom de la ville. Zweihriicken est maintenant le siège dutribunal suprême du Palatinat : elle s’enrichit par ses charbonnages et sesusines métallurgiques. A l’ouest des Deux-Pouls, Sanct Ingbert, située dansle bassin houiller dont Saarbrücken occupe le centre, est aussi une villeindustrielle. Pirmasens , bâtie en pays de montagnes, à 512 mètres d’alti-tude, était jadis un village de sabotiers; elle s’enrichit maintenant par lafabrication de bottines et de pantoulles, qu’on expédie jusqu’en Amérique '.

ha vallée de laQueich, qui de tout temps fut la roule stratégique deZweibriicken à la plaine du Palatinat , est gardée à son issue par Landau,que les sièges et les batailles ont aussi rendue célèbre ; dans la guerre deTrente Ans, elle fut assiégée et prise sept fois, et depuis cette époque elle asouvent changé de maître : pendant un siècle, de 1714 à 1815, elle appar-tint à la France. C’était, jadis une place que Vauban avait rendue presqueimprenable; mais la puissance de l’artillerie moderne eu a singulièrementdiminué la valeur militaire, car elle est dominée au nord par la hauteur deN’ussdorf, au sud par celle de Dornberg. En 1875, Landau a été déclasséecomme ville forte, mais elle est remplacée par Gcrmersheim, située à labouche même de la Queich, sur la rive gauche du Rhin et reliée à la rivedroite et à ses fortifications par un pont fixe de chemin de fer : c’est l’ancienViens Julii, mentionné pour la première fois à la fin du quatrième siècle.

Au nord de Landau, la route qui longe la base de la montagne passe àXeustadt, important lieu de croisement pour les chemins de fer, puis àDurkheim, à Grünstadt, à Frankenthal . Toutes ces villes, bâties à la hase decoteaux couverts de vignobles, sont visitées en automne par un grand nombred’étrangers qui viennent y faire leur « cure de raisins ». Ces vignes et lescampagnes fécondes de la plaine avaient valu jadis le nom de Wonnegau àcette belle contrée ; mais ce « Pays de la Joie » appartenait aux seigneurs et

1 Production moyenne : 1,800,000 [ aires de souliers et de pantoufles.