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Livre III. L'Europe Centrale.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

aux moines, dont on voit les châteaux et les couvents, ruinés ou changésen habitations modernes, s’élever au sommet des collines. Un de ces châ-teaux, llartenburg, manoir patrimonial des comtes de Linange (Leiningen ),est, dit-on, la ruine de ce genre la pins étendue qu’il y ait en Allemagne .Près de Durkheim , sur un coteau, est un autre déhris du moyen âge, l’égliseromane des bénédictins de Uimburg.

La vieille cité de Spire (Speier ou Speyer ), qui fut jadis le Moviomagus desGaulois, puis la ville des Némètes, la Colonia Nemelum des Romains, est laville la plus célèbre, non la plus importante du Palalinat bavarois. Elle futle lieu de résidence préféré de plusieurs empereurs, et les voûtes sépulcralesde sa basilique servirent longtemps de tombes aux souverains d’Allemagne .Ville épiscopale, Spire contribua par ses églises et ses couvents à faire donnerau Rhin le nom de « rue des Prêtres » ; mais elle eut aussi un grand rôledans l’histoire de la Réforme, et c’est là, lors de la diète de 1529, que lenom de « Protestants » prit son origine. Presque entièrement détruite en1G89 par les Français , Spire n’a jamais reconquis le rang qu’elle avaitautrefois parmi les cités du Rhin ; dans le Palalinat même, elle est de beau-coup dépassée en activité commerciale par le port de Ludwigsbafen, ce fau-bourg occidental de Mannheim ; mais elle a toujours sa cathédrale de stylebyzantin, commencée pendant la première moitié du onzième siècle, ter-minée moins de cent ans après, et complètement restaurée de nos jours; sacrypte, grande église où quinze cents personnes peuvent trouver place, estdécorée de fresques récentes, ornée de beaux monuments funéraires 1 .

En aval de Ludwigsbafen, la première ville du grand-duché de Hesse quise trouve au bord du Rhin est l'antique Worms, sœur de Spire par sa des-tinée. Elle apparaît d’abord comme cité des Yangions sous le nom gaulois de Rorbitomagus, puis elle devient ville romaine, et plus tard, sous la domi-nation des Rurgondes, elle est la cité par excellence, celle autour de laquellese forment les légendes du cycle des Aiebelungen. Mlle épiscopale commeSpire, mais toujours disputée entre les citoyens et les évêques, elle a étéaussi l’un des boulevards du protestantisme naissant. Également ravagéependant la guerre de Trente Ans, puis détruite par les Français en 1689,elle s’est relevée peu à peu, mais elle est loin d’avoir autant d habitants

1 Villes principales du Palalinat bavarois, en 1875 :

Kaiserslaulern. 22,700

Spire (Speyer ).14,500

Ludwigsbafen.12,100

Neusladl an der Hardi .... 10,250

Pinnascns.10,150

Durkheim

lab. Zweibriicken (Deux-Ponts)

» Sanct Ingberl.

ii Frankenlhal.

P Landau .

r I Germersheim. . . . .

. 5,850 hab.

0,550 hab0,200 »7,000 »7,600 a6,450 »