F II ANC FORT.
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d’autres chemins de trafic vers le Rhin, et par les plaines de la Bavière ,le Damihe, voie maîtresse de l’Allemagne du sud, est en communicationdirecte avec la plaine inférieure du Main où se trouve Francfort . Là estdonc le centre de jonction des routes les plus importantes de l’Allemagne occidentale, et ce point coïncide à peu près avec le milieu du cours rhénandans sa partie navigable ; c’est là qu'est le mieux indiquée la ligne de sépa-ration naturelle entre le nord et le midi de la Germanie 1 .
A ce privilège de la position géographique, dont aurait également jouitoute cité construite dans le voisinage, se sont ajoutés des avantages par-ticuliers qui ont facilité la naissance de Francfort sur l’emplacement qu’elleoccupe aujourd’hui. En cet endroit, les terrasses de la hase du Taunus seterminent par un petit massif de hauteurs bien exposées au midi, et larivière se divisait en trois bras autour d’ilots qui facilitaient le passage.Là était un « gué », qui, après avoir été celui des Gaulois , des Romains,des Burgondes, devint aussi celui des Franks : d’où le nom que gardeencore la ville, le « Gué des Franks ». Lne station romaine, Xovus Viens,s’élevait déjà dans les environs, là où se trouve de nos jours le village delleddernheim, à (J kilomètres de la rivière, mais la ville permanente disGermains se fonda au lieu même du passage. Charlemagne y résida, etsous le règne de Louis le Germanique elle était devenue la cité princi-pale du « royaume oriental des Franks ». Ses foires, où les marchandspouvaient se rendre facilement de toute l’Allemagne, de la Suisse et dela France , prirent graduellement une importance capitale dans le com-merce de l’Europe . Les richesses affluaient de toutes paris vers ce grandmarché, lieu de rendez-vous des souverains, des princes et des évêques aussibien que des marchands. Francfort fut choisie comme lieu d’élection desempereurs allemands, puis, au milieu du quinzième siècle, elle devint la ville,du couronnement. Ouoique située dans l’Allemagne occidentale, loin desdeux grandes métropoles, Vienne et Berlin , on en lit en 1810 le siège de ladiète pour toute la Confédération Germanique , et c’est là que se réunit en1818 l’Assemblée constituante issue de la révolution. Comme ville « libre »,Francfort jouissait d’une certaine autonomie politique; mais en 1806 elleperdit scs privilèges, et l’on sait qu’elle fut rudement traitée pour avoir osérésister aux ordres venus de Berlin, la nouvelle capitale de l'empire alle-mand : punie d’une amende de plus de 50 millions, elle cessa d’être « villelibre » et fut annexée comme un simple village à l’arrondissement de Wies-baden, cité de beaucoup son inférieure en population et en richesse.
1 J. G. Kolil, Die gcographischc Loge (1er Haupstiidle Eiiropas.