W'IESBADEN, 1SIEBRICII, I10MBURG.
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Francfort sont les célèbres bains de Ilombourg (Ilomburg vor der Ilôhe),où les promeneurs de la grande ville accourent en foule pendant l’été, etqui naguère était le rendez-vous des joueurs du inonde entier 1 . A l’orientdu Taunus , dans les campagnes de la Wetterau, coulent plusieurs autres fon-taines salines, à Nauheim, à ’Wisselinslieim, à Schwalheim, à Salzhausen ;les plus fréquentées sont celles de Nauheim , que l’on a obtenues au moyende forages artésiens, et dont Finie s’élance à 16 mètres de hauteur. Près deIlombourg est le village industriel de Fricdricbsdorf, souvent cité enexemple de la ténacité avec laquelle les Français éloignés de leur patrieconservent l’usage de la langue maternelle. Ce village a été fondé en 1687par des réfugiés protestants, établis déjà dans le pays depuis quelquesannées. Deux cents ans se seront bientôt écoulés et les colons français conti-nuent de parler leur idiome, quoiqu’ils sachent tous l’allemand ; les jeunesgens viennent de loin à Friedrichsdorf pour se former à l’étude du français .
C’est à peu de distance en aval de Biebrich, le port de Wiesbaden sur leRhin , que commence la côte des grands crus rhénans. Après les coteauxd’Eltville , dont les vins ont déjà beaucoup de réputation, viennent les célè-bres vignobles d’Eberbach , de Yollrath, de .fohamùsberg, de Uüdesbeim,que possédaient autrefois les couvents et les chapitres des églises. Dans ledéfilé qui s’ouvre en aval de Rüdeshcim et de Bingen , croissent aussi debons vins, notamment celui d’Assmanshausen; presque toutes ces liqueurs,que nourrit la roche désagrégée, gardent un goût d’ardoise, que recherchentcertains amateurs, mais qui répugne à d’autres. Rüdeshcim et Assmans-liauscn, où jaillit une petite source minérale, sont comme Bingen descentres de promenades très-fréquentés pendant la belle saison.
L’ancien pays de Nassau n’a point de villes sur la rive droite du Rhin :à la base du rocher qu’il a fallu tailler par le pic et la poudre pour y fairepasser la roule et le chemin de fer, il n’y a de place que pour des villagesbordant le ileuve en longues rues; mais dans la vallée latérale de la Lalm,que gardent à l’entrée les deux bourgs pittoresques d’Ober-Lalmslein et deNieder-Lalmstein, les villes sont nombreuses. Cette rivière, qui prend sasource dans le même massif que la Sieg et qui coule d’abord vers l’est,pour se replier ensuite vers le sud par la ville universitaire de Marburg,appartenant à Ilesse-Cassel, passe ensuite par une autre ville d'université %
1 Visiteurs inscrits en 1877 :
Ilombourg. 21,000 Sotlen. 5,560
Langcnschwalbach. . . . 5,550 Schlangenbad . 1,950
- Université de Giessen, en 1872 :
59 professeurs, 515 étudiants; bibliothèque de 120,000 volumes.