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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
évaluée à plus de 40 milliards de tonnes. Les houilles sont expédiées non-seulement dans toute l’Allemagne occidentale, mais aussi en France et enSuisse; le canal de la Sarre, qui va rejoindre celui de la Marne au liliin,sert principalement à porter du combustible aux usines de l’Alsaec-Lorraine 1 . Les usines de lludweiler, de Sulzbaeli, de Friedrichsllial et legrand établissement métallurgique de Aeunkirchen, où travaillent plus de2000 ouvriers et qui livre annuellement 4S,000 tonnes de fer laminé, estaussi alimenté de bouille par le bassin dont Saarbrücken est le centre.
En suivant le cours de la Sarre qui donne son nom à la plupart desvilles de ses bords, on passe à Püttlingcn, autre ville industrielle, à Sar-relouis (Saarlouis), patrie de Aey, puis à Merzig et à Sarrebourg (Saar-burg), déjà voisine du coniluent de la Sarre et de la Moselle , que sur-veille, à une distance de quelques kilomètres en aval, l’antique cité deTrêves (Trier). C’est la ville la plus ancienne de l’Allemagne ; elle gardeencore le nom de la nation gauloise des Trévères qui l’avait fondée et quiconserva longtemps sa langue, même sous la domination romaine, puisque,d’après le témoignage de saint Jérôme, les habitants parlaient encore aucinquième siècle un idiome semblable à celui des Calates d’Asie. Alors quela Germanie était un pays presque inconnu et (pie les Romains, redoutantd’y pénétrer trop avant, devaient se tenir à Rentrée de ce monde barbare.Trêves, placée en aval des deux grands affluents de la Moselle , la Sure et laSarre s , était une ville très-bien située pour servir d’intermédiaire entre lesGallo-Romains déjà civilisés et les populations incultes des bois, des landeset des marais du nord. Comme centre de puissance politique, d'activité mi-litaire, administrative et commerciale, Trêves prit une importance extraor-dinaire et mérita presque le litre que lui donnait Ausone , de « seconde capi-tale de l’empire romain ». Elle s’embellit de monuments et les pentes descoteaux voisins se couvrirent de villas élégantes, dont il reste encore çà etlà quelques traces. D'admirables débris témoignent de l’ancienne splendeurde la ville des Trévères. La superbe masse dite la Porta jSiijra, où l’on a {tris,sans pouvoir la détruire, assez de pierres {tour bâtir trois grandes églises,domine encore les maisons de Trêves . Dans une autre partie de la villes’étendent de grandes salles souterraines, des voûtes, des galeries qui seprolongent jusqu’à la rivière sur un espace d’un kilomètre; on leur donnele nom de « Bains romains », quoiqu’elles aient dù certainement servir àd’autres usages. Ailleurs sont les restes de l’ampbilbéàlre, où pouvaient setenir à la fois {très de (30,000 spectateurs el où Constantin fit, en un jour de
1 Mouvement de ta batellerie sur le canal de la Sarre en 1S7L : 4,858 balcaux chargés.
2 Voir J.-G. Kohl, ücr [{hein , II” vol.