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fête, déchirer par les bêles féroces toute une peuplade de Franks avec sesrois. La cathédrale, unie à la charmante église ogivale de Notre-Dame , esten partie de construction romaine : c’était là que se trouvait la curie. Nom-breux sont les autres édifices qui reposent sur des fondations romaines; legrand pont de la Moselle est aussi bâti sur des assises de basalte auxquelleson donne la même origine. Enfin le musée renferme un grand nombred’antiquités gallo-romaines, ainsi que des o’bjets de toute espèce, beau-
N° 119. — TIIÈVFS.
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coup plus anciens, qu’on a trouvés dans les tertres funéraires des environs.11 ne se passe pas d’année que des fouilles n’amènent au jour des antiquitésromaines, armes, monnaies, sculptures. A quelques kilomètres de la ville,au sud-ouest, s’élève la « colonne d’Igel », monument sépulcral de la familledes Sccundinus : c’est le tombeau romain le mieux conservé de l’Allemagne .
Comme la ville qui lui servait de modèle, Trêves devint une capitale reli-gieuse après avoir été une capitale politique. Pendant plus de mille années,Trêves a été qualifiée de « Sainte (sancla civitas Treverorum). De trois édi-fices, un, dit-on, était une église ou un couvent, et la ville tout entière étaitpeuplée d’ecclésiastiques, moines et autres gens de religion. Depuis la Révo-