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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE
lution française , un très-grand nombre de constructions religieuses ont étéchangées en casernes, en magasins, en brasseries, en maisons particulières.Les chemins de 1er et les usines entourent peu à peu la ville ancienne d’unecité moderne, d’un tout autre aspect : bientôt on ne pourra plus retrouvercomplètement la Trêves de l'antiquité que dans son musée, celle du moyenâge que dans les manuscrits de sa bibliothèque. Pendant les semaines depèlerinage, les étrangers viennent en multitude contempler la « Sainte Tu-nique » apportée, dit la légende, par l’impératrice Hélène ; mais Trêves amaintenant une rivale heureuse comme lieu de rendez-vous pour les pèle-rins dans la petite Marpingcn, située au sud-est, dans le district de SanclMedel : c’est par dizaines de milliers qu’on a vu la foule se renouveler dansce village devenu célèbre par des apparitions sacrées. Les communes de laSarre et de la Moselle, au sud de Trêves , sont parmi celles qui dans l’Eu-rope occidentale ont gardé le plus longtemps l’ancien régime de la propriétécollective. Depuis le commencement du siècle, les opérations du cadastreont fixé peu à peu la propriété entre les mains des particuliers; toutefois lepartage des terres par le sort est encore en usage pour les prairies et lesbois. De même, sur les hauteurs de l’Eifel , les terrains de landes sont distri-bués par lots, puis, après une année de culture, font retour à la commune.
Au nord-est de Trêves, sur tout le cours de la Moselle jusqu’à sa jonc-tion avec le Rhin , c’est-à-dire sur un espace développé de 175 kilomètres,les villages sont très-nombreux, mais il n’y a point de villes, et c’est à peinesi, de distance en distance, on pourrait trouver la place nécessaire pour enconstruire une, à la base des promontoires que recouvrent les fameux vi-gnobles produisant le Mosehvein. C’est au « confluent », à Coblenz (Confluen-tes des Romains) seulement, que la population s’est groupée en cité dequelque importance ; néanmoins on aurait pu s’attendre à trouver en cetendroit, à la croisée des vallées de la Moselle et de la Lalin avec celle du Rhin ,une ville plus populeuse. Ce qui explique la grande infériorité de Coblenz ,relativement à Francfort et à Cologne , c’est que toute la moitié inférieure dela vallée de la Moselle n’offre point de voie naturelle au commerce, et que larégion montagneuse des environs, élevée de 000 mètres en moyenne au-dessus de la rivière, peu fertile et mal peuplée, ne peut fournir à Coblenz , sonprincipal centre d’attraction, un grand nombre d’immigrants. D’ailleurs lecaractère essentiellement militaire de la ville a porté tort à son importancecomme cité de trafic et d’industrie. Coblenz a quelques monuments, surtoutsa belle église byzantine de Saint-Castor, fondée au milieu du neuvièmesiècle, son viaduc du chemin de fer sur le Rhin , et son pont de pierre sur laMoselle , construit depuis cinq cents ans, à côté des vestiges d’un pont romain ;