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tion de l’est : d’une part, la tendance qu’ont tous les fleuves de l’hémisphèreseptentrional à empiéter sur leur rive droite, et d’autre part le déplacementincessant des « becs » de rivière dans le sens de l'aval ; en se portant peuà peu vers l'est, les péninsules des confluents ont, d’érosion en érosion, faitincliner dans la même direction tout le cours inférieur des rivières ; parsuite, leurs tributaires de droite ont été diminués en longueur, coupés àmoitié chemin, ou même entièrement absorbés, tandis que les affluents degauche ont dû se prolonger de plus en plus : telle est la raison de cette bizar-rerie apparente qui rend les torrents de la Bavière si riches en branchessecondaires sur leur rive gauche, si pauvres sur leur rive droite.
Par la masse de leurs eaux, les rivières bavaroises ne sont point de grands
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obstacles, mais les vastes champs de pierres qu’elles ont roulés et disposésen îles et en îlots, leurs inondations fréquentes, leurs changements de lits,les nombreux marécages dans lesquels leurs eaux se répandent, ont jus-qu’à ces derniers temps rendu les communications difficiles de l’un à l’autreversant, et porté bien loin, au milieu de la plaine, l'aspect inculte et sau-vage de la montagne 1 : de là leur grande importance dans les guerrescomme lignes stratégiques. A l’exception de l’Isar , le fleuve bavarois parexcellence, dont les deux bords sont peuplés d’habitants de même race, lesgrands cours d’eau de la Haute-Bavière , Piller, le Lech, l’inn, sont devenusdes frontières ethnologiques. Presque tous les villages ont été bâtis, nondans le voisinage de l’eau, mais sur le faîte de séparation entre les rivières;et c’est aussi loin des cours d’eau, parallèlement aux vallées, qu’étaienttracées les principales routes. En maints endroits cependant, des avantages
1 Bavaria. Obarbaijern, p. 252.