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élevées des bourgades et des eités. Parmi les eavernes de la Tlmringe, millen’est devenue plus célèbre que la « grotte de Vénus » ou simplement le Ilôr-sellocb, qui s’ouvre dans le llorselberg, à l’orient d’Eisenach : on croyaitautrefois que là était l’entrée de l’enlèr ou celle du purgatoire, tant lepassage de l’air y fait naître parfois de sourdes rumeurs, semblables àl’écbo d’une bataille lointaine; le nom latin de la colline était au moyenâge .1 Ions hornsonus, la montagne des Sons terribles l . C’est dans celtegrotte que la légende fait résider « dame Vénus » entourée d'une cour dechevaliers retenus par ses enchantements. C’est un fait très-remarquableque les grottes de la Tlmringe, de même que celles de la YVestphalie etde tout le nord de l’Europe , soient dépourvues de cette faune si curieused’insectes et autres animaux aveugles que l’on rencontre dans les cavernesîle la Carniole et des Pyrénées 2 .
La YY’erra ou la haute YVeser, qui naît sur le versant méridional des montsde la Tlmringe, c’est-à-dire déjà dans l’Allemagne du Sud, limite à l’ouestle Tluiringerwald : c'est, là que s’étend le riche bassin salifère qui eut jadisune si grande importance et qui donna lieu, au premier siècle de Père vul-gaire, à la terrible « guerre du sel », terminée par la victoire des llermun-dures, ancêtres des Tliuringiens, sur les Galles, aïeux des llessois. Le massifde la Ifolie Rlion (Rôn), situé en partie sur le territoire de la Bavière , enpartie dans la liesse prussienne, s’élève à l’occident de cette dépression queparcourt la YVeser. Ce n’est qu’un massif de cônes basaltiques, phonolithi-ques, traehytiques, semblable aux amas de laves du nord de la Bohème, sice n’est que leurs cimes sont en général plus arrondies; il en est même quise terminent par des tables de roches presque horizontales où croissent lesmousses des tourbières. Autour du massif principal, où les cônes se pressentet se superposent, sont épars d’autres volcans secondaires, pareils à des îlotsqui se font de plus en plus rares en proportion de l’éloignement d’une grandeîle centrale. Ou les voit surgir çà et là, se dressant au-dessus de calcaires etd’autres terrains que les roches éruptives ont pour ainsi dire clouées sur leplateau de grès 3 ; dans la plaine, du côté de la Bavière , des laves injectéesà travers d’autres formations ont l’aspect de murailles bâties par la mainde l’homme. Les sommets de la Rlion s’élèvent à peu près à la mêmehauteur que ceux de la Tlmringe; mais ses vallées, simples ravins ouvertsentre les coulées de laves, ne sont ni profondes, ni variées de formes. A cetégard, le contraste est grand entre les deux régions : autant le Thüringer-
* Millheilungen von Peiennann, t. Vit, 1867.
3 Gustav Joseph, Die Tropfsleingrotten in Krain.
5 lïernhard Colta, Deutschiands Boclen.